• Pour un Peuple libre et maître de son destin
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  • Pour une Europe de la coopération entre les Nations
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  • Pour une Nation refondée autour des valeurs de la République
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  • Pour un État fort protecteur et reconnaissant le mérite
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  • Pour une France d'avenir
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Pourquoi Notre France ?

 

Les dernières élections ont bouleversé les clivages politiques. Une pensée unique, qui rejette dans la radicalité une majorité de Français, s’est installée au pouvoir. Ces radicalités ne pouvant s’unir, le risque est que notre démocratie se bloque jusqu’à ce qu’apparaissent des tensions mettant en danger l’unité du pays. Pour éviter de glisser sur cette pente fatale, il faut que renaisse sur la scène politique un grand mouvement, capable de réunir les classes populaires et les classes moyennes dans un rassemblement national qui dépasse les clivages partisans et les intérêts particuliers.

 

Nous sommes des Français de toutes origines, ouvriers, artisans, employés, fonctionnaires, chefs d’entreprise, cadres ou étudiants, tous unis autour d’une certaine idée de la France. Notre France, ce n’est pas celle qui se soumet à ce qu’on veut lui imposer. Notre France est libre et courageuse, juste et protectrice, ambitieuse et ferme sur ses principes. Notre France appartient à tous les Français.

 

Rejoignez-nous pour mobiliser et convaincre, influer sur les décisions locales et nationales, accéder à des responsabilités, et reprendre en main le destin de la France.

 

Martial Sciolla

Président    

Rendez-vous à Meudon

Chers Compagnons, chers amis,

 

Notre France vous invite à un café-débat sur le thème :

 

Au-delà du grand débat national, comment préparer une alternative politique offrant un projet à tous les Français ?

 

Le jeudi 24 janvier à 19h30

Au Café de la Paix

1 place Jean Jaurès (à gauche en sortant de la gare RER de Val Fleury)

92190 Meudon

 

en présence de Georges Koch

et de

Martial Sciolla Président de Notre France

 

facebook : Notre France

La réforme des institutions

La solidité des institutions est la condition nécessaire, même si elle n’est pas suffisante, d’une bonne politique.

 

Face à l’accélération des communications (internet, chaînes d’information en continu…), deux solutions opposées se font jour :

 

  • réduire le mandat des élus et en particulier du président de la République (cf. le passage au quinquennat en 2000 et, aujourd’hui, le projet de référendum révocatoire de FI)

 

  • revenir au septennat, ce qui implique de la part du président de la République des vérifications de sa légitimité par des référendums sur les sujets essentiels (comme le général de Gaulle l’a fait plusieurs fois sur l’Algérie). Malheureusement, en raison d’une fibre démocratique insuffisante, aucun successeur du général de Gaulle n’a osé suivre son exemple, craignant une issue analogue à l’expérience de 1969.

 

Pourtant, c’est cette seule solution qui permettrait de restituer l’équilibre des institutions, tant entre le président (chargé de la stratégie à long terme, de la Défense et de la politique étrangère) et son Premier ministre (chargé de la gestion des affaires courantes et de la direction du Gouvernement) qu’entre les pouvoirs exécutif et législatif. La réforme constitutionnelle de 2000 (quinquennat et inversion du calendrier) fut une catastrophe dont beaucoup sont conscients mais peu nombreux préconisent de revenir au septennat ; elle visait à supprimer tout risque de cohabitation, alors que cette situation constitue une possibilité de respiration démocratique.

 

S’agissant des référendums convoqués par le président de la République, il faudrait distinguer ceux qui portent sur les sujets essentiels (cf. supra) de questions qui portent sur des sujets importants mais non essentiels. Et il est opportun que, sur ces sujets, plusieurs questions soient simultanément posées afin d’éviter l’écueil classique de cet exercice lorsqu’il ne porte que sur 1 question, qui consiste à répondre à celui qui pose la question plutôt qu’à la question elle-même.

 

Enfin, à condition de fixer des critères suffisamment élevés pour les signatures, des référendums d’initiative populaire devraient pouvoir être organisés. Si le fonctionnement numérique donne des garanties, on pourrait éviter le déplacement aux urnes des citoyens et le coût élevé d’organisation de ces référendums. Faute de quoi, il faudrait organiser ces référendums le jour d’autres élections (municipales, départementales, européennes), afin d’en limiter le coût d’organisation tout en attirant les électeurs vers les urnes.

 

 

Jean-Jacques Chaban-Delmas

L'impasse révolutionnaire, par Henri Guaino

 

Face à la persistance de la révolte des Gilets jaunes, Henri Guaino pointe les limites de la «violence révolutionnaire». Selon lui, en raison de la complexité de la crise, il n’y a pas de solution politique immédiate. Mais alors, quelle issue ?

 

Le président de la République écrit aux Français qu’il veut transformer avec eux les colères en solutions. Intention louable mais qui néglige un fait majeur : la révolution est à la mode. Depuis que les Gilets jaunes sont sur les ronds-points et dans la rue, tout le monde sur les plateaux de télévision devient de plus en plus révolutionnaire. Il faut tout casser, plus rien ne vaut rien à commencer par les institutions : «Du passé faisons table rase !» Mais à chacun sa révolution et ses lendemains qui chantent : révolution prolétarienne, nationale, conservatrice, libérale, démocratique…

 

Les uns espèrent que l’insurrection balaiera le néocapitalisme mondialisé, les autres qu’elle en finira avec ce qui reste de l’Etat-providence, les uns que la France va enfin s’adapter à la mondialisation, les autres qu’elle va enfin enfin lui tourner le dos, les uns que les corps intermédiaires vont être mis à bas, les autres qu’ils vont reprendre le pouvoir… Mais dans les têtes de tous ceux qui sont en colère, qui en ont ras-le-bol, qui ont le sentiment, non sans raison, qu’ils ne maîtrisent pas leur vie, qu’elle est broyée par quelque chose qui les dépasse, que faire des efforts ne sert à rien, que voter ne change rien, ne pas voter non plus, il y a deux obsessions : punir ceux qu’ils jugent responsables de leur situation et le changement immédiat de celle-ci.

 

Cette urgence sociale et psychologique, tout à coup libérée, qui appelle tant de gens à vouloir reprendre leur destin en mains, se heurte à l’incompréhension du pouvoir

 

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Henri Guaino : notre Président d'Honneur

La Nation est redevenue la grande question politique de notre temps. Parce que la Nation, une fois de plus dans l’histoire, se défait.

 

Faisons de la politique autrement qu’avec les mots de la publicité posés sur les idées à la mode. Parlons des sujets sérieux, des grands choix politiques et d’abord le premier d’entre eux. Au milieu des bouleversements du monde et de la société, contre l’air du temps, pour garder l’équilibre et rester libres, il nous faut refaire une Nation, remettre de l’ordre dans les institutions, la société et l’économie, tout en impulsant le mouvement qui porte à aller de l’avant les hommes et les peuples.

 

Refaire une Nation c’est redonner au peuple la capacité à dire non à tout ce qui menace de l’asservir. Refaire une Nation, c’est rendre sa souveraineté au peuple contre tout ce qui la confisque : gouvernement des juges, autorités indépendantes, effacement des frontières, dumpings de toutes sortes, libre échange intégral, marchés dérégulés, fédéralisme. Refaire une Nation, c’est exigeant. C’est mobiliser toutes les forces vives de la Nation contre la désintégration sociale et culturelle, l’entre soi des communautarismes (ethniques, religieux, linguistiques, régionalistes…), le culte des origines, la guerre des mémoires, en leur opposant l’égalité des droits et des devoirs, l’assimilation qui est le partage d’une histoire, d’un art de vivre, d’une culture, d’une politesse, d’un imaginaire commun ; en leur opposant le refus obstiné de tout séparatisme culturel, mais aussi la récompense du mérite, de l’effort, du travail, la reconnaissance du talent et de la solidarité nationale pour les perdants d’une mondialisation qui n’est pas toujours heureuse et pour ceux que les accidents de la vie, la maladie, l’âge poussent à l’écart et auxquels il doit être permis de vivre dignement dans la société. L’ordre et le mouvement, la fermeté des principes et la générosité, le cœur et la raison.

 

La Nation est un partage et une exigence : nous ne partageons pas bien et nous avons perdu de vue l’exigence. La France est un trésor que chaque génération depuis des siècles a enrichi. Nous lui devons d’être ce que nous sommes et d’abord un peuple libre qui peut choisir de vivre comme il le souhaite et d’écrire lui-même son histoire. Le nationalisme est dangereux. Mais le reniement de la Nation dans ce qu’elle a de protecteur, de rassurant, de familier n’est pas la meilleure façon de s’ouvrir aux autres et au monde mais le plus sûr moyen de faire naître la peur et le rejet de l’autre. De renoncements en renoncements, de reniements en reniements, nous l’avons déjà abimée, au point que nous voici au pied du mur et le moment venu de savoir si nous voulons liquider la France ou travailler à sa renaissance.

 

Henri Guaino      

Président d’honneur

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