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Henri Guaino : notre Président d'Honneur

La Nation est redevenue la grande question politique de notre temps. Parce que la Nation, une fois de plus dans l’histoire, se défait.

 

Faisons de la politique autrement qu’avec les mots de la publicité posés sur les idées à la mode. Parlons des sujets sérieux, des grands choix politiques et d’abord le premier d’entre eux. Au milieu des bouleversements du monde et de la société, contre l’air du temps, pour garder l’équilibre et rester libres, il nous faut refaire une Nation, remettre de l’ordre dans les institutions, la société et l’économie, tout en impulsant le mouvement qui porte à aller de l’avant les hommes et les peuples.

 

Refaire une Nation c’est redonner au peuple la capacité à dire non à tout ce qui menace de l’asservir. Refaire une Nation, c’est rendre sa souveraineté au peuple contre tout ce qui la confisque : gouvernement des juges, autorités indépendantes, effacement des frontières, dumpings de toutes sortes, libre échange intégral, marchés dérégulés, fédéralisme. Refaire une Nation, c’est exigeant. C’est mobiliser toutes les forces vives de la Nation contre la désintégration sociale et culturelle, l’entre soi des communautarismes (ethniques, religieux, linguistiques, régionalistes…), le culte des origines, la guerre des mémoires, en leur opposant l’égalité des droits et des devoirs, l’assimilation qui est le partage d’une histoire, d’un art de vivre, d’une culture, d’une politesse, d’un imaginaire commun ; en leur opposant le refus obstiné de tout séparatisme culturel, mais aussi la récompense du mérite, de l’effort, du travail, la reconnaissance du talent et de la solidarité nationale pour les perdants d’une mondialisation qui n’est pas toujours heureuse et pour ceux que les accidents de la vie, la maladie, l’âge poussent à l’écart et auxquels il doit être permis de vivre dignement dans la société. L’ordre et le mouvement, la fermeté des principes et la générosité, le cœur et la raison.

 

La Nation est un partage et une exigence : nous ne partageons pas bien et nous avons perdu de vue l’exigence. La France est un trésor que chaque génération depuis des siècles a enrichi. Nous lui devons d’être ce que nous sommes et d’abord un peuple libre qui peut choisir de vivre comme il le souhaite et d’écrire lui-même son histoire. Le nationalisme est dangereux. Mais le reniement de la Nation dans ce qu’elle a de protecteur, de rassurant, de familier n’est pas la meilleure façon de s’ouvrir aux autres et au monde mais le plus sûr moyen de faire naître la peur et le rejet de l’autre. De renoncements en renoncements, de reniements en reniements, nous l’avons déjà abimée, au point que nous voici au pied du mur et le moment venu de savoir si nous voulons liquider la France ou travailler à sa renaissance.

 

Henri Guaino      

Président d’honneur

Maintenant l’histoire met chacun de nous au pied du mur

 

Chers Compagnons,

 

Depuis deux ans et demi nous travaillons à nous regrouper entre Français de bonne volonté qui ne se résignent pas à regarder, les bras croisés, la France s’affaiblir et se défaire et une profonde crise de civilisation détruire tout ce qui nous fait aimer notre pays. Depuis trois ans, alors que ne cessent de s’aggraver les dérèglements de notre société, la question se pose à chacun d’entre nous, avec de plus en plus d’insistance, de savoir si nous allons abdiquer devant la violence qui explose partout dans la société, dans l’économie, à l’école, dans la vie de tous les jours, devant toutes les minorités agissantes qui la nourrissent pour imposer leur vues, devant des dirigeants qui leur cèdent chaque jour un peu plus de terrain et qui se contentent de diviser pour régner, incapables de ressusciter une espérance collective. Il n’est pas exagéré de dire que nous dansons au bord d’un gouffre. De plus en plus de Français le ressentent.

 

Plus se rapproche l’échéance présidentielle qui, dans la Ve République, commande tout, et plus grandit le risque qu’une fois encore, se referme le piège électoral qui empêchera finalement que les Français aient le choix. Déjà, les politiciens tissent leur toile et avancent leurs pions. Nous ne savons que trop bien que « le système », comme l’appelait le général De Gaulle, est de plus en plus verrouillé. Nous avons une seule arme pour casser ce verrou, et cette arme, c’est le nombre. En moins de trois ans, sans moyen, sans bruit, nous avons réuni, d’ores et déjà, plus de 17 000 compagnons.

 

C’est un motif d’espérance et c’est un socle solide à partir duquel nous devons rapidement nous démultiplier encore. C’est de la responsabilité morale de chacun d’entre nous. Prenons conscience d’un fait très simple : si chacun recrute, en moyenne, dans les mois qui viennent, six adhérents supplémentaires, nous serons 100 000 quand tout se décidera, et le premier parti de France. Nous casserons le verrou et nous ferons bouger toutes les lignes. C’est à notre portée. Si nous ne faisons pas tout pour y parvenir, nous serons complices de ce qui arrivera.

 

La France s’enfonce dans les crises et le calendrier se resserre. C’est le moment de l’effort décisif pour que les fruits des sacrifices de tant de générations ne soient pas abandonnés aux démolisseurs.

 

À chacun d’entre nous, compagnons de Notre France, de savoir ce qu’en définitive nous voulons vraiment pour nous-mêmes, pour nos enfants, pour nos petits-enfants, dans quelle France nous voulons vivre, quelle France nous voulons leur laisser.

 

L’histoire nous met tous, maintenant, au pied du mur. Il ne tient qu’à chacun d’entre nous de l’écrire et de ne pas laisser d’autres, à notre place, en écrire une dont nous ne voulons pas.

 

Martial Sciolla

Président

 

Le grand retour du pétainisme

Il y a 27 ans, Philippe Séguin dénonçait un « Munich social ». Cet esprit munichois se répandait dans tous les domaines. Comme l’histoire nous l’a appris, après Munich, il y a Vichy. Osons nommer la cause de nos malheurs : l’Occident en général, l’Europe, la France en particulier, vivent depuis des années le grand retour du pétainisme et en subissent les conséquences de plus en plus délétères. Il ne s’agit pas de l’idéologie pétainiste qui était dans le programme de la révolution nationale de Vichy. Il s’agit plutôt de ce que l’on pourrait appeler le pétainisme psychologique, l’état d’esprit pétainiste, que Pétain et les pétainistes de 1940 n’ont pas inventé, parce qu’il est aussi vieux que l’humanité, mais dont ils ont été la dernière incarnation en date, et avec quelle intensité, dans l’histoire de France. L’état d’esprit pétainiste, il est dans l’injonction : Français vous devez souffrir, vous devez vous soumettre, vous devez obéir parce que vous devez expier. Il est dans « Français vous devez expier vos fautes, » Français nos relâchements sont la cause de notre défaite ». Il est dans la peur comme ressort de l’obéissance. Il est dans la culpabilisation comme légitimation de la soumission et de la punition. Le pétainisme c’est l’esprit de la collaboration opposé à l’esprit de résistance. C’est l’esprit du sauve-qui-peut qui marchande l’honneur, la fierté, l’estime de soi, la liberté. Inavoué, inassumé, le penchant pétainiste est la seule expression qui me vient à l’esprit pour nommer la profonde crise morale qui nous a conduit dans la situation où nous nous trouvons et qui nous y enferme. Crise morale et non crise de moral, comme le répétait Philippe Séguin.

 

Pour faire bref :

 

  • Pétainisme économique : politique sacrificielle, politique d’austérité, vous devez vous serrer la ceinture, parce que vous devez expier vos fautes. Quelle faute ? Vous avez trop bien vécu ! La rédemption économique, donc, par la souffrance. Nous n’avons pas fini d’expier. En 2017, un candidat à la présidence de la république ne répondait-il pas à une infirmière qui déplorait le manque d’effectifs et de moyens des soignants : « je ne vais quand même pas augmenter la dette de la France » ?

 

  • Pétainisme culturel : en pactisant avec les minorités agissantes, en acceptant une soumission à leurs dictats. Nous leur laissons le champ libre dans les universités, nous leur livrons des quartiers, nous consentons à ce qu’ils interdisent de parole ceux qui les dérangent… Nous fermons les yeux, nous baissons la tête, certains se mettent même à genoux. « Français vous devez expier vos fautes ». Lesquelles ? D’être ce que vous êtes, d’être des enfants du christianisme, de l’humanisme, des Lumières, de la République. Vous devez demander pardon pour votre culture, votre histoire votre civilisation, d’être la France, d’être l’Occident. Nous n’avons pas fini d’expier.

 

  • Pétainiste scolaire : ses mots d’ordre sont « pas d’ennuis », « pas de vague ». C’est l’état d’esprit pétainiste qui laisse les résistants sans défense, qui les livre aux violents, aux fanatiques, aux totalitaires… Si les résistants sont agressés, c’est de leur faute, ils l’ont bien cherché… Au bout, pas de censure officielle, les apparences sont sauves. Mais l’autocensure, la censure qui ne dit pas son nom, la censure qui n’a pas besoin d’être imposée du dehors, qui vient du dedans de l’être, la pire de toutes. Le pétainisme ne combat pas le totalitarisme, il finit toujours par s’en faire l’instrument.

 

  • Pétainisme sanitaire : il a contaminé tout l’Occident « la cause de notre défaite est dans notre relâchement » et notre « esprit de jouissance »… Et pour faire obéir les peuples, rien de tel que la politique de la peur, la pire de toutes les politiques, la pire psychologiquement, la pire moralement, celle qui fait remonter à la surface ce qu’il y a de pire dans l’homme, celle qui sépare les gens, qui les dresse les uns contre les autres, qui conduit à la délation, à la violence aveugle, celle qui fabrique des boucs émissaires, la politique de toutes les tyrannies. La peur qui ne se maîtrise plus, la peur qui fait des peuples d’esclaves. La peur que l’épidémie réveille et avec laquelle il ne faut jamais jouer, qu’il ne faut jamais manipuler, même pour une bonne cause, parce que c’est un jeu trop dangereux.

 

On pourrait allonger la liste de tous les accommodements honteux, des misérables petits arrangements dont nous sommes tous coupables soit de les avoir approuvés, soit de les avoir supportés. L’état d’esprit pétainiste : celui qui pousse un peuple à se coucher en croyant se mettre ainsi à l’abri. Mais un peuple qui se couche, c’est un peuple qui prend le risque d’être piétiné.

 

Henri Guaino      

Président d’honneur

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