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Notre France

 

33729… 45417…

 

Voici le numéro de matricule sous lequel je suis fiché pour avoir exprimé mon opinion politique, et celui du mouvement Notre France créé par des Français anonymes et qui a comme projet de reconstruire notre Nation.

Jamais je n’aurais imaginé que cela puisse se passer dans ma France, celle des Droits de l’Homme, de la République, celle qui a appris le mot liberté au monde.

Loin de m’effrayer, cela renforce ma détermination à combattre le projet de société effroyablement inhumaine que l’on nous prépare.

 

Ma France n’est pas celle qui privilégie les puissants au détriment des plus faibles. 

Ma France honore ses aînés, tous ceux qui ont combattu pour elle et son histoire. 

Ma France affirme, défend et se bat pour l’intérêt supérieur de la Nation.

 

J’appelle tous ceux qui ne veulent pas « se coucher pour mourir » à nous rejoindre !

 

 

Martial Sciolla

Président    

Les devoirs d'un homme d'État

Le 5 août 1972 Pierre Mesmer était nommé premier ministre de Georges Pompidou.

Retour sur l’hommage à un grand monsieur qui après avoir exercé toutes les responsabilités et risqué sa vie pour la France a eu la grandeur de refuser d’être candidat à la présidence de la République où le poussaient tant de gens parce que dira-t-il, “je me suis posé la question : serais-je capable d’être Président de la Republique? La réponse n’était pas évidente”.

Il répondra non. Comparons avec aujourd’hui.

Cherchons les hommes de cette trempe.

 

Henri Guaino
Discours prononcé lors de l’hommage à Pierre Messmer

Sarrebourg – 3 septembre 2016

S’adressant à Pierre Messmer avant de faire son éloge, Maurice Druon lui dit un jour : « Je connais votre horreur des compliments et des louanges. Vous avez dit un jour, avec un humour gaullien : je n’aime pas les coups d’encensoir. Cela fait mal à la tête ». Mais vous ne pouvez empêcher qu’on reconnaisse et célèbre en vous le très grand Français que vous êtes. Le pays a besoin d’exemples, et les hommes qui en fournissent sont rares. Vous êtes l’un deux. Alors, acceptez donc de subir ce rappel de ce que vous fîtes et de noble et de grand ».

Aujourd’hui la ville de Sarrebourg, dont il fut pendant 18 ans le Maire, lui rend hommage avec cette statue qui rappellera à jamais son souvenir et à travers lui le souvenir des héros et des grands serviteurs de l’Etat de sa génération à laquelle la France doit tant.

Sur le socle, j’écrirais volontiers sous le nom de Pierre Messmer, à l’adresse de la jeunesse « En hommage à ces hommes si rares qui à chaque époque se sont levés avec courage dans les profondeurs du peuple français pour en incarner l’honneur et en défendre la liberté, ces hommes que dans l’épreuve nous attendons de nouveau avec impatience et qui tardent tant à se lever comme si le gisement en était épuisé, comme si l’énergie nationale s’était affaiblie au point de n’en plus produire aucun de cette trempe. »

La figure de Pierre Messmer, comme celles de ses compagnons, grandit avec la médiocrité des temps, la bassesse des attitudes, la petitesse des sentiments. Si tout ce qui n’a pas de prix n’a plus de valeur, comment comprendre ces femmes et ces hommes qui disaient : « nous n’avons fait que notre devoir ».

Petit-fils d’un Alsacien qui en 1871 avait quitté sa terre natale parce qu’il voulait rester Français, il ne cessera jamais d’aimer le France au point d’être prêt à tout lui sacrifier.

Toute sa vie illustrera ce que veut dire se faire « Une certaine idée de la France ». A partir de 1940, pas une période de son existence qui ne soit consacrée à la servir, pas un instant où ce qu’il accomplit n’ait à voir avec sa grandeur, son prestige, son indépendance.

Officier de la France libre, administrateur des colonies, ministre des Armées, Premier Ministre, Secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences morales et politiques, Chancelier de l’Institut, membre de l’Académie Française où il succède à Maurice Schumann : tant de grandes vies en une seule, tant de batailles pour un seul et même combat.

Il commence de 17 juin 1940, le jour de l’Armistice.

« Mon grand-père dira-t-il avait refusé de rester en Alsace et était passé en France. Moi, je refuse de rester en France après l’Armistice et je passe en Angleterre pour rejoindre les Forces françaises libres ».

Il est lieutenant. Avec son ami, Jean Simon, futur général et chancelier de l’Ordre de la Libération, ils volent une moto, s’embarquent à Marseille sur un bateau italien confisqué par la marine française qu’ils détournent vers l’Angleterre.

Ils font partie de ces quelques centaines de jeunes français auxquels le Général de Gaulle dira « je ne vous féliciterai pas d’être venus, vous n’avez fait que votre devoir » et qui ne savaient au fond qu’une chose des raisons pour lesquelles ils étaient là, c’est qu’ils voulaient se battre pour une étrange fierté que la France à leur yeux avait perdue.

Ils ne se posaient pas la question de savoir s’ils allaient gagner. Ils étaient là parce qu’ils sentaient qu’ils devaient y être en vertu d’une force mystérieuse, celle peut-être que jadis on appelait « le sens de l’honneur » et qui faisait les hommes debout.

Tout poussait Pierre Messmer à s’engager dans l’épopée des Français libres.

 

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Henri Guaino : notre Président d'Honneur

La Nation est redevenue la grande question politique de notre temps. Parce que la Nation, une fois de plus dans l’histoire, se défait.

 

Faisons de la politique autrement qu’avec les mots de la publicité posés sur les idées à la mode. Parlons des sujets sérieux, des grands choix politiques et d’abord le premier d’entre eux. Au milieu des bouleversements du monde et de la société, contre l’air du temps, pour garder l’équilibre et rester libres, il nous faut refaire une Nation, remettre de l’ordre dans les institutions, la société et l’économie, tout en impulsant le mouvement qui porte à aller de l’avant les hommes et les peuples.

 

Refaire une Nation c’est redonner au peuple la capacité à dire non à tout ce qui menace de l’asservir. Refaire une Nation, c’est rendre sa souveraineté au peuple contre tout ce qui la confisque : gouvernement des juges, autorités indépendantes, effacement des frontières, dumpings de toutes sortes, libre échange intégral, marchés dérégulés, fédéralisme. Refaire une Nation, c’est exigeant. C’est mobiliser toutes les forces vives de la Nation contre la désintégration sociale et culturelle, l’entre soi des communautarismes (ethniques, religieux, linguistiques, régionalistes…), le culte des origines, la guerre des mémoires, en leur opposant l’égalité des droits et des devoirs, l’assimilation qui est le partage d’une histoire, d’un art de vivre, d’une culture, d’une politesse, d’un imaginaire commun ; en leur opposant le refus obstiné de tout séparatisme culturel, mais aussi la récompense du mérite, de l’effort, du travail, la reconnaissance du talent et de la solidarité nationale pour les perdants d’une mondialisation qui n’est pas toujours heureuse et pour ceux que les accidents de la vie, la maladie, l’âge poussent à l’écart et auxquels il doit être permis de vivre dignement dans la société. L’ordre et le mouvement, la fermeté des principes et la générosité, le cœur et la raison.

 

La Nation est un partage et une exigence : nous ne partageons pas bien et nous avons perdu de vue l’exigence. La France est un trésor que chaque génération depuis des siècles a enrichi. Nous lui devons d’être ce que nous sommes et d’abord un peuple libre qui peut choisir de vivre comme il le souhaite et d’écrire lui-même son histoire. Le nationalisme est dangereux. Mais le reniement de la Nation dans ce qu’elle a de protecteur, de rassurant, de familier n’est pas la meilleure façon de s’ouvrir aux autres et au monde mais le plus sûr moyen de faire naître la peur et le rejet de l’autre. De renoncements en renoncements, de reniements en reniements, nous l’avons déjà abimée, au point que nous voici au pied du mur et le moment venu de savoir si nous voulons liquider la France ou travailler à sa renaissance.

 

Henri Guaino      

Président d’honneur

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