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au 28/07/2021

Henri Guaino : notre Président d'Honneur

La Nation est redevenue la grande question politique de notre temps. Parce que la Nation, une fois de plus dans l’histoire, se défait.

 

Faisons de la politique autrement qu’avec les mots de la publicité posés sur les idées à la mode. Parlons des sujets sérieux, des grands choix politiques et d’abord le premier d’entre eux. Au milieu des bouleversements du monde et de la société, contre l’air du temps, pour garder l’équilibre et rester libres, il nous faut refaire une Nation, remettre de l’ordre dans les institutions, la société et l’économie, tout en impulsant le mouvement qui porte à aller de l’avant les hommes et les peuples.

 

Refaire une Nation c’est redonner au peuple la capacité à dire non à tout ce qui menace de l’asservir. Refaire une Nation, c’est rendre sa souveraineté au peuple contre tout ce qui la confisque : gouvernement des juges, autorités indépendantes, effacement des frontières, dumpings de toutes sortes, libre échange intégral, marchés dérégulés, fédéralisme. Refaire une Nation, c’est exigeant. C’est mobiliser toutes les forces vives de la Nation contre la désintégration sociale et culturelle, l’entre soi des communautarismes (ethniques, religieux, linguistiques, régionalistes…), le culte des origines, la guerre des mémoires, en leur opposant l’égalité des droits et des devoirs, l’assimilation qui est le partage d’une histoire, d’un art de vivre, d’une culture, d’une politesse, d’un imaginaire commun ; en leur opposant le refus obstiné de tout séparatisme culturel, mais aussi la récompense du mérite, de l’effort, du travail, la reconnaissance du talent et de la solidarité nationale pour les perdants d’une mondialisation qui n’est pas toujours heureuse et pour ceux que les accidents de la vie, la maladie, l’âge poussent à l’écart et auxquels il doit être permis de vivre dignement dans la société. L’ordre et le mouvement, la fermeté des principes et la générosité, le cœur et la raison.

 

La Nation est un partage et une exigence : nous ne partageons pas bien et nous avons perdu de vue l’exigence. La France est un trésor que chaque génération depuis des siècles a enrichi. Nous lui devons d’être ce que nous sommes et d’abord un peuple libre qui peut choisir de vivre comme il le souhaite et d’écrire lui-même son histoire. Le nationalisme est dangereux. Mais le reniement de la Nation dans ce qu’elle a de protecteur, de rassurant, de familier n’est pas la meilleure façon de s’ouvrir aux autres et au monde mais le plus sûr moyen de faire naître la peur et le rejet de l’autre. De renoncements en renoncements, de reniements en reniements, nous l’avons déjà abimée, au point que nous voici au pied du mur et le moment venu de savoir si nous voulons liquider la France ou travailler à sa renaissance.

 

Henri Guaino      

Président d’honneur

Maintenant l’histoire met chacun de nous au pied du mur

 

Chers Compagnons,

 

Depuis deux ans et demi nous travaillons à nous regrouper entre Français de bonne volonté qui ne se résignent pas à regarder, les bras croisés, la France s’affaiblir et se défaire et une profonde crise de civilisation détruire tout ce qui nous fait aimer notre pays. Depuis trois ans, alors que ne cessent de s’aggraver les dérèglements de notre société, la question se pose à chacun d’entre nous, avec de plus en plus d’insistance, de savoir si nous allons abdiquer devant la violence qui explose partout dans la société, dans l’économie, à l’école, dans la vie de tous les jours, devant toutes les minorités agissantes qui la nourrissent pour imposer leur vues, devant des dirigeants qui leur cèdent chaque jour un peu plus de terrain et qui se contentent de diviser pour régner, incapables de ressusciter une espérance collective. Il n’est pas exagéré de dire que nous dansons au bord d’un gouffre. De plus en plus de Français le ressentent.

 

Plus se rapproche l’échéance présidentielle qui, dans la Ve République, commande tout, et plus grandit le risque qu’une fois encore, se referme le piège électoral qui empêchera finalement que les Français aient le choix. Déjà, les politiciens tissent leur toile et avancent leurs pions. Nous ne savons que trop bien que « le système », comme l’appelait le général De Gaulle, est de plus en plus verrouillé. Nous avons une seule arme pour casser ce verrou, et cette arme, c’est le nombre. En moins de trois ans, sans moyen, sans bruit, nous avons réuni, d’ores et déjà, plus de 17 000 compagnons.

 

C’est un motif d’espérance et c’est un socle solide à partir duquel nous devons rapidement nous démultiplier encore. C’est de la responsabilité morale de chacun d’entre nous. Prenons conscience d’un fait très simple : si chacun recrute, en moyenne, dans les mois qui viennent, six adhérents supplémentaires, nous serons 100 000 quand tout se décidera, et le premier parti de France. Nous casserons le verrou et nous ferons bouger toutes les lignes. C’est à notre portée. Si nous ne faisons pas tout pour y parvenir, nous serons complices de ce qui arrivera.

 

La France s’enfonce dans les crises et le calendrier se resserre. C’est le moment de l’effort décisif pour que les fruits des sacrifices de tant de générations ne soient pas abandonnés aux démolisseurs.

 

À chacun d’entre nous, compagnons de Notre France, de savoir ce qu’en définitive nous voulons vraiment pour nous-mêmes, pour nos enfants, pour nos petits-enfants, dans quelle France nous voulons vivre, quelle France nous voulons leur laisser.

 

L’histoire nous met tous, maintenant, au pied du mur. Il ne tient qu’à chacun d’entre nous de l’écrire et de ne pas laisser d’autres, à notre place, en écrire une dont nous ne voulons pas.

 

Martial Sciolla

Président

 

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