Bretagne

Délégué régional

 

Pierrick Bavouzet

courriel : pierrick.bavouzet@notrefrance.fr

téléphone : +33 7 82 26 01 62 | +33 2 99 90 43 24

La réalité de la vie provinciale

Je réside dans un petit village de 1800 âmes, situé dans un cul-de-sac et coincé d’un côté par la Vilaine, de l’autre les marais de « Guérande » et en façade la grande bleue.

Étant une station balnéaire, la population grimpe durant la période estivale à 25 000 personnes avec des pics allant jusqu’à 40 000.

Tout cela pour dire que nous ne possédons qu’une seule et unique station-service, qui elle-même appartient à l’unique grande surface de la commune. Voilà ce que l’on appelle une situation de quasi-monopole, puisque pour pouvoir se fournir en carburant ailleurs, il faut parcourir un minimum de 15 km.

Aussi, lors des blocages des raffineries, Donges étant la plus proche (env. 43 km), l’incivisme faisant, une meute de camping-caristes se rue sur les pompes à essence, vidant les cuves à une vitesse record. Voilà comment on bloque tout une population résidant à l’année.

Plus encore, bien qu’étant très proche de la raffinerie, la très grande majorité des stations-services appartient aux grandes surfaces, créant par là-même un système anticoncurrentiel pour ne pas dire d’entente commerciale sur les prix, et pas forcément que sur celui de l’essence.

S’il y a bien un produit qui est largement surtaxé, c’est bien celui de la goutte à la pompe.

La notion de service public devrait dans ce domaine se révéler comme étant indispensable, tant l’État en tire profit d’une part, et d’autre part, tant les usagers en ont un besoin indispensable pour leurs déplacements. Je n’évoquerai pas ici l’état pitoyable de notre réseau routier défoncé par les tracteurs et autres poids-lourds qui circulent en très grand nombre et qui rendent nos routes dangereuses.

Voilà la réalité de la province profonde, là où il n’y a pas d’échappatoire possible, pas de train, pas de tram, moins de métro, etc., etc. Alors que nous, les provinciaux, contribuons également au financement de ces équipements.

À l’heure où l’on parle de mobilité, de responsabilisation, où sont les efforts de l’État pour faciliter la vie des Français ?

Quelle est la vision de l’aménagement de notre territoire en rapport avec nos besoins ?

L’État LREM se décharge de sa responsabilité sur les Français en les faisant « cracher au bassinet » coûte que coûte, voilà la manière de gérer les problèmes.

Les experts ont dit que…,  donc, la solution immuable se traduit par : on taxe, on verbalise, on interdit, etc., voilà bien une alternative intelligente !

Quand allons-nous prendre le problème par le bon bout et avoir une réflexion globale sur ce que doit devenir la France de demain ? Il y a tant à faire que nous n’avons plus de temps à perdre par des mesurettes, des rustines inutiles et sans cesse contraignantes (voir le passage à 80 km/h) !

Notre mouvement Notre France, conscient de la priorité du sujet, y travaille au quotidien.

Prenez votre part vous aussi en venant grossir nos rangs et adhérez à notre projet Notre France.

 

Pierrick Bavouzet