Henri Guaino: « Comme en 2008, la peur et la panique sont aussi un risque épidémique »

GRAND ENTRETIEN – L’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy dresse un parallèle entre la crise de 2008 et la crise sanitaire que nous affrontons.

Henri Guaino. Clairefond

Il a joué un rôle important, en tant que conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, dans le sauvetage des économies européennes lors de la crise de 2008. Henri Guaino dresse le parallèle entre cette dernière et la crise sanitaire que nous affrontons. S’il prévient que «l’effondrement de l’économie ajouterait la catastrophe à la catastrophe», le défi à relever est, selon lui, avant tout politique et humain. Presque métaphysique. Car les catastrophes révèlent le meilleur, mais aussi le pire de la nature humaine. Comme si La Peste de Camus avait «quitté l’imaginaire romanesque pour s’installer dans notre vie quotidienne», souligne Henri Guaino.

 

LE FIGARO. – Que révèle pour vous la crise du coronavirus de nos sociétés

 

Henri GUAINO. – Leur terrifiante fragilité. Après les «gilets jaunes», les migrants, les subprimes, le terrorisme, cette crise sanitaire nous montre avec quelle rapidité nos sociétés peuvent se dérégler à un point que nous n’imaginions pas possible. Cette épidémie sonne comme un rappel à l’ordre à une société qui avait fini par se convaincre qu’elle échapperait à jamais aux malheurs qu’avaient dû affronter les générations d’avant et qui avait par conséquent renoncé à en tirer des leçons pour elle-même et à s’y préparer. On raille les pacifistes qui, après la Grande Guerre, avaient mis la guerre hors la loi. Mais, au fond, qu’avons-nous fait d’autre?

 

Vous avez joué un rôle aux côtés de Nicolas Sarkozy dans la crise de 2008. Cette crise est-elle comparable?

 

Il y a bien sûr une différence. La crise de 2008 était imputable à l’écroulement de l’échafaudage invraisemblable de la finance globale. Donc, en quelque sorte, à la folie humaine alimentée par un appât du gain totalement déraisonnable. La crise de 2020 est imputable à la nature, non à son dérèglement par l’homme, ou, si je puis m’exprimer ainsi, à la nature de la nature. Ce que ces deux crises ont en commun est plus important: leur potentiel de destruction susceptible de provoquer l’effondrement de la civilisation. Parce que le virus attaque le corps, met face à la question la plus angoissante de la condition humaine, celle de la mort physique, dans ce qu’elle a de plus fatal et de plus imprévisible, la peur que suscite la crise actuelle est plus immédiate et plus viscérale.

 

Mais en 2008, comme en 2020, la peur et la panique, la violence qu’elles peuvent engendrer, sont un risque épidémique tout aussi dangereux que celui de la maladie, d’autant plus dangereux qu’il est autoréalisateur et risque de créer le chaos qui rendrait la crise totalement incontrôlable. Dans ce genre de crise où l’on côtoie des abîmes, la dimension psychologique et comportementale est cruciale. La gestion de la crise actuelle ne relève pas uniquement de la médecine, pas plus que celle de 2008 ne relevait exclusivement de la science économique: il faut aussi gérer ce que Keynes appelait «les esprits animaux». Ce qui nous renvoie au rapport devenu extrêmement ambigu entre expert et politique.

 

On a trop écouté les médecins, ou pas assez?

 

Je n’en sais rien, je ne sais pas ce qui s’est passé avec le comité des experts. Même si Mme Buzyn a ouvert un abîme de doutes, le temps du procès n’est pas venu. Le seul combat pour l’heure est contre la maladie. Ce que je sais, en revanche, c’est que c’est rendre le plus mauvais service à la fois à la science et à la politique que de répéter en boucle: «Nous faisons ce que les médecins nous disent de faire.» Parce que le propre de la science est d’être réfutable. Parce que la science n’est pas la vérité, mais une méthode pour chercher la vérité. Parce qu’il n’y a jamais l’unanimité scientifique, a fortiori autour d’un phénomène jusqu’alors inconnu.

 

Comme dans tout processus de découverte scientifique, les médecins ont avancé en tâtonnant. Et en gérant la pénurie. Avec la même science, et avec succès, la Corée du Sud a choisi le dépistage massif plutôt que le confinement total. La médecine éclaire comme elle le peut avec les moyens qui sont les siens. Mais elle ne décide pas, ne serait-ce que parce que la médecine n’est qu’une partie du problème. Le médecin lui-même, quand il suppute les chances de succès et les risques d’une intervention chirurgicale ou d’un traitement, ne décide pas uniquement en science, mais en conscience. A fortiori quand il s’agit, comme aujourd’hui, de décider du sort de la société tout entière. Et le politique n’a pas le droit de se défausser sur le médecin de sa responsabilité morale. Après la crise, quelle qu’en soit l’issue, il faudra analyser comment les décisions ont été prises dans les pays confrontés à l’épidémie et en tirer toutes les leçons.

 

Avait-on suffisamment tiré les leçons de la crise de 2008?

 

Je finis par penser que l’on n’apprend jamais rien de ces grandes crises qui, pourtant, obéissent toujours au même schéma et confrontent aux mêmes dilemmes. Le moment décisif est toujours celui où la crise se noue. À ce moment-là, on est toujours confronté au même obstacle, à cette certitude très répandue qu’une telle catastrophe ne peut plus se produire. Et puis, même si elle peut se produire, il ne faut pas le dire sous peine de créer la panique. Dilemme non pas scientifique, mais moral. C’est à ce moment-là que tout se joue et qu’il faut tout dire sur les risques encourus et sur ce que l’on va faire pour les conjurer. C’est ce que Nicolas Sarkozy a fait. La suite l’a montré: c’était mieux que d’attendre d’avoir la certitude absolue de la catastrophe, parce que, lorsque la catastrophe est là, on ne peut plus conjurer grand-chose. Je crois que rétrospectivement on constatera que, dans tous les pays occidentaux, en 2020, on aura trop attendu d’être certains de la gravité de la pandémie pour agir. Mais c’est une donnée psychologique constante dans la gestion des grandes crises qui s’est aggravée avec l’idée que nous vivons dans un monde tellement nouveau que l’histoire ne nous sert plus à rien, même l’histoire récente.

 

Or, c’est souvent l’histoire qui nous apprend le plus sur la nature des risques que nous encourons. Si, en 2008, la banque centrale américaine n’avait pas eu à sa tête Ben Bernanke, l’un des meilleurs connaisseurs de l’histoire de la grande crise des années 1930, la réaction après la faillite de Lehman Brothers, n’aurait pas été aussi rapide et tout se serait écroulé. Il me semble que, dans la gestion de la crise actuelle, on n’a pas assez attaché d’emblée suffisamment d’importance à l’histoire des grandes épidémies du passé ni à l’empreinte qu’elles ont laissée dans l’inconscient collectif de nos sociétés.

 

Que vous inspirent les scènes de foule, voire les pillages, dans certains supermarchés?

 

Qu’il faut être ignorant de l’histoire et de ce qu’elle nous enseigne sur la nature humaine pour s’en étonner. Et qu’il serait fou de ne pas l’avoir intégré dans les scénarios de la crise.

 

Risque-t-on de voir ressurgir certains instincts grégaires?

 

Le surgissement des «esprits animaux» n’est pas un risque, c’est une donnée.

 

Qu’est-ce que cela nous dit de la société de consommation?

 

Rien sur la société de consommation, tout sur la nature humaine

 

Que vous inspire la réaction de l’Europe? Est-elle à la hauteur?

 

Une fois de plus, «l’Europe qui protège» que l’on nous promet depuis des décennies n’a pas été au rendez-vous de l’histoire. La présidente de la Commission européenne vient de reconnaître que les réactions européennes ont été trop tardives. Trop tard, trop peu. La suite de l’histoire dira à quel point. Mais il est incompréhensible que, dès les premières données chinoises connues, l’Union européenne n’ait pas suspendu toutes ses liaisons aériennes et maritimes avec la Chine ainsi que la libre circulation, ni instauré l’obligation de confiner immédiatement tout foyer d’infection apparaissant sur le territoire d’un État membre. Mais l’expérience de 2008 a montré que ce genre de chose ne peut se produire qu’à la condition qu’un leadership se dégage pour entraîner les autres chefs d’État et de gouvernement. Et personne n’a été en mesure ou n’a voulu jouer ce rôle.

 

Dans ce cas, c’est toujours chacun pour soi. Ce qui montre que le fameux esprit européen est un conte de fées, puisque, lorsque le destin de tous les peuples européens est en jeu, il ne se manifeste pas. Alors que les frontières se ferment les unes après les autres, on en est encore à se demander à Bruxelles si l’on ne devrait pas suspendre le pacte de stabilité et assouplir le droit de la concurrence. On mesure à quel point une Europe engoncée dans ses dogmes est suicidaire.

 

Que doit-elle faire?

 

Les rôles décisifs reviennent désormais aux États et à la BCE, puisque nous n’avons plus de monnaies nationales. Alors que les économies sont progressivement mises à l’arrêt, et que reporter les échéances des dettes ne suffira pas, il lui revient de remplacer, sur une grande échelle, des dettes privées et publiques remboursables et qui portent un intérêt par des dettes sans intérêt et non remboursables, c’est-à-dire de la monnaie. En annonçant un plan de rachat de dettes de 750 milliards, elle a montré une prise de conscience du péril. Mais il lui faudra peut-être aller plus loin que son mandat et utiliser des moyens jamais utilisés, même durant la crise de 2008, pour créer massivement, par anticipation, du pouvoir d’achat dans des proportions jamais atteintes si le confinement s’éternise durant des mois.

 

Car, dans ce cas, les budgets nationaux ne pourront pas compenser l’énorme manque à gagner d’une multitude de producteurs qui ne pourront plus distribuer de revenus et le circuit économique pourrait s’effondrer. C’est la différence avec l’économie de guerre: l’économie de guerre mobilise toutes les ressources qui peuvent produire, l’économie de confinement retire de plus en plus de ressources à la production. En vérité, avec cette situation inédite, nous entrons en terre inconnue et nous n’y sommes pas préparés. Nous savons au fond de nous que cela ne peut pas durer bien longtemps. La santé, c’est plus important que l’économie… jusqu’à un certain point. Celui où l’effondrement de l’économie ajouterait la catastrophe à la catastrophe.

 

Cette crise, une fois surmontée, peut-elle conduire à une refondation?

 

Voyons d’abord dans quel état moral, psychologique, civique seront nos sociétés quand ce sera terminé. Si tout se passe bien, si cela ne dure pas trop longtemps, les États démocratiques auront des opportunités pour une refondation comme celle de l’après-guerre. Le risque est toujours le même: que, comme après la crise financière, la tempête passée, le cours des idées reprenne comme avant, parce que, pour refonder, il faut repenser, et que c’est le plus dur. Tous ceux qui aujourd’hui rejettent les idées qu’ils ont défendues bec et ongles pendant des années, sur lesquelles ils ont construit leur carrière, seront-ils vraiment capables de reconstruire leur propre pensée? L’histoire le dira. C’est en tout cas le défi que la démocratie devra relever sous peine de disparaître.

 

Mais attention, plus le confinement s’éternisera, plus les contraintes imposées se durciront, plus les victimes se multiplieront et plus les antagonismes et les rancœurs grandiront. Chacun regardera l’autre, de plus en plus, comme une menace pour sa vie et pour sa liberté. Chacun cherchera, comme toujours dans ce cas, les boucs émissaires de tous ses malheurs, et, parmi ces boucs émissaires, il y aura aussi l’État, les élites, les experts… Il y aura alors plus de place pour la révolution que pour la refondation. Et cette révolution n’aura pas forcément une figure aimable.

 

Tirez-vous une leçon morale de cette tragédie?

 

Il y a dans cette crise sanitaire une dimension quasi allégorique que, pour l’instant, me semble-t-il, personne ne relève, quelque chose comme La Peste de Camus qui aurait quitté l’imaginaire romanesque pour s’installer dans notre vie quotidienne. Où l’on redécouvre que la nature n’est pas gentille mais impitoyable et que dans son sein mystérieux, elle tisse inlassablement la trame des destinées de tous les êtres vivants à partir de la seule loi qu’elle connaît, celle de la sélection naturelle, par laquelle le virus, pour survivre, tue les plus faibles. Où l’on redécouvre aussi que la nature de l’homme n’est pas moins impitoyable que le reste de la nature dont il est partie prenante.

 

Qu’importe si je contamine les autres si, moi, je ne risque rien. Et bien des gens qu’on rencontre aujourd’hui semblent se faire assez facilement à l’idée de trier les malades et de ne pas soigner les plus vieux. «Après tout, ce virus, ne tue que les vieux et les malades.» Sous-entendu: ce n’est pas si grave. Leitmotiv répété sur tous les plateaux de télévision durant des semaines. Le naturalisme béat, antihumaniste, qui magnifie le naturel et le sauvage n’est pas toujours conscient qu’il a un point commun avec un libéralisme doctrinaire épris de darwinisme social, ne jurant que par la performance et les lois naturelles du marché, et qu’ils se tiennent par la main pour nous entraîner dans le monde du «malheur aux plus faibles!». Puissent la tragédie à laquelle nous sommes confrontés faire entrevoir à tous les sages et les raisonnables l’horreur d’un monde qui ne serait plus gouverné que par des lois naturelles et où il ne resterait plus que les forts.

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Herve GOURDON 30/03/2020 – 20:46

Que puis-je dire puisque vous avez tout dit ? Merçi . Bien à vous

nicolas DABE 30/03/2020 – 12:42

Cher Henri Guaino, quelle sagesse… j’aime croire que l’homme peut encore s’améliorer, sinon a quoi sert l’éducation.
Si le coeur est là, nous pouvons tous unir nos efforts et vaincre nos démons.
Nous aurons besoin d’Henri Guaino pour construire un monde nouveau.
Bon courage à vous tous.

faustin llido 30/03/2020 – 12:32

Merci Mr Gaino. Tirerons nous les enseignements de cette crise. Mr Macron Chef qui ne cheffe pas, qui n’a rien prouv& dans savie , arrivé par erreur,qui n’aime ni la France ni les Français , qui n’ a pas su s’entourer de gens compétents . Ses députés godillots tres peu politiques ne font que celebrer Jupiter .Ltemps viendra de la grande explication. dans les urnes . Seigneur gardes nous de tous exes

Richard REGGIANI 30/03/2020 – 12:20

Merci Monsieur Guaino pour votre analyse remarquable de cette tragédie.
Vos propos font référence à l’histoire, sont clairs et très bien argumentés.
Dommage pour la France, que des « Sages » comme vous ne soient pas au gouvernement.
Je n’en dirai pas plus sur la gestion de cette crise!!!!

Francis FAURE 29/03/2020 – 23:06

Merci M. Guaino. Je partage vos convictions et votre analyse.

christian lombart 29/03/2020 – 22:24

bonsoir
je partage beaucoup des points majeurs de cette analyse …
mais pour un ancien  conseiller de Nicolas Sarkozy …j’ai envie de lui poser la question …ou avez vous failli dans votre conseil  ?
puis qu’après 2008 tout est reparti de plus belle  vers une mondialisation effrénée …la perte de valeurs morales  …l’identité des travailleurs ..remplacée par des certifications  de toute sorte ….le principe de précaution dans la constitution ….etcetc
j’ai 66 ans je suis né bio et bas carbone …je viens de prendre et réussir un engagement dans  un conseil municipal …nous entrerons aux affaires quand le calme sera revenu … je mettrai toute mon énergie pour qu’à notre petit échelle   nous puissions entrevoir une autre voie que celles de la dernière phrase du texte de M Guaino
« l’horreur d’un monde qui ne serait plus gouverné que par des lois naturelles et où il ne resterait plus que les forts »….
je pose cette question à Mr guaino ,non pas pour l’offenser,mais tout simplement parce que je n’ai toujours pas identifié   la solution démocratique qui permettrait de développer sagesse et raison pour nous tous

Magali Pellizzari 29/03/2020 – 21:51

analyse remarquable, si le gouvernement pouvait   ‘entendre ce jugement si précieux  et juste   j’ai toujours apprécié fortement  Monsieur Henri Gaino

Marie Christine Boyer 29/03/2020 – 20:36

Effectivement monsieur Gaino est tellement sage et intelligent ses analyses sont toujours les plus justes, depuis  sa place vapitale auprés de Nicolas Sarkozy, j’ai tellement regrété de ne plus le voir et l’entendre. Heureusement quelque fois sur LCI son jugement est si précieux et si juste. Encore toutes mes félicitations bon courage mais comment vous retrouver à l palce qui vous revient, à savoir en charge de décisions primordiales, comment faire pour y arriver, il y a trop de « C… » et d’imbéciles dans ce pays sans parler des « indésirables et coupables »

Gilles Reischek 29/03/2020 – 19:28

Analyse remarquable ! Comme d habitude. J espère que nos gouvernants vont en prendre connaissance.
Félicitations Mr Guaino

M.Pascale HONTA 29/03/2020 – 19:24

Le moment est difficile, tragique et inquiétant. Mais au – delà de la crise, de cette pandémie mondiale, brillent les lueurs d’un renouveau. Face à des dirigeants formatés, de nouvelles énergies se mettent en place. Partout, l’entraide, la solidarité et la créativité se développent. Beaucoup aspirent à un monde qui respecte les autres et la nature. Pari difficile car on ne pourra pas délacer sans heurts le carcan de décennies d’habitudes. Là où la toute puissance des politiques, des financiers et des médecins ne fait plus recette, espérons toutefois qu’il y aura assez de sagesse pour laisser triompher l’intelligence collective.

Jean-Claude NEBOUT 29/03/2020 – 19:23

Lucidité et pragmatisme traduisent une réalité incontournable, même si elle est navrante. Comme en d’autres temps, on constate le meilleur et le pire:
– des gens qui se dévouent, sans compter, prenant tous les risques pour eux-mêmes en faveur d’autrui
– d’autres qui entendent tirer profit de la situation avec des comportements odieux
Dans ces deux hypothèses, chacun est informé à travers les exemples rapportés et peut se forger sa propre opinion.
L’espoir fait vivre et, pour ma part, j’apprécierais de voir enfin les prises de conscience se faire et servir réellement à pérenniser les dispositifs à mettre en oeuvre de façon durable .
En ce domaine, le propos ne vaut pas seulement pour nos politiques, de toutes tendances, mais aussi pour chacun d’entre-nous. Privilégions les « têtes bien faites » en lieu et place des « têtes bien pleines ».
Merci Monsieur GUAINO de votre analyse globale qui appelle à la « Raison ».

Daniel Ruzé 29/03/2020 – 19:06

J’aurais aimé que H Guaino s’exprime sur l’utilisation de la chloroquine. Nous avons bien un gouvernement qui se paye notre tête: autoriser la chloroquine lorsque l’état du patient s’est aggravé alors que le professeur Raoult dit qu’il faut l’utiliser au début, est criminel. Ceux qui nous gouvernent sont odieux. Ce sont des menteurs qui prennent les Français pour des imbéciles.

Marietta Frégnac 29/03/2020 – 18:47

J’admire l’intelligence de M. Guaino et le fait de dire ce qu’il pense. Si seulement les médias voulaient bien en parler sur les réseaux !!!

Cécile LEBEAU 29/03/2020 – 18:34

Merveilleux… je ne trouve pas les mots.  Je suis admirative de cette pensée de cette analyse. Je le sens proche. Félicitations Monsieur Guaino

raymond simonin 29/03/2020 – 18:28

Analyse parfaite , il faut changer de dirigeants et d’Europe pour que tout cela soit méditer et appliqué .

Viviane Guillaume 29/03/2020 – 18:24

Merci pour cet entretien avec  Henri Guaino. comme toujours profond simple et compréhensible.
Certaine limites ont été franchies. on peut philosopher, à condition que philosophie apprend à
réfléchir et à poser les questions d fond et comment y répondre en temps normal. Mais quand il y a
urgence un chef d’état doit être capable d’écouter et de décider en son âme et agir et vite comme
cela aurait du être cas depuis le début.
La carrure de chef d’état ne s’apprend pas, je pense que les circonstances permettent justement de découvrir
quand quelqu’un peut l’être ! Pour moi Nicolas Sarkozy dès le moment où il est intervenir pour sauver les enfants
a montré qu’il a quelque chose n’ont pas  et la suite l’a démontré. Malheureusement personne pour le moment n’a sa stature.
Il nous manque cruellement. Merci

Patrice Lavie 29/03/2020 – 18:22

Tout les cents ans il y’a une catastrophe qui ‘nettoie ´ notre planète ! Doit-on orienter notre réflexion vers ce constat ?
Doit-on éliminer les plus vieux et les plus faibles, les malades pour faire repartir une économie ?

Henri de Bey 29/03/2020 – 18:22

Tout à fait d accord avec cette  analyse et ces commentaires. Peut-être pourrait-on ajouter que si nos gouvernements s occupaient des problèmes régaliens et pas de tout ce qui regarde chacun d entre nous , nos sociétés  seraient plus solides !

jacqueline chardenon 29/03/2020 – 18:18

Triste réalité , bonne lucidité .Arrêter d’agrandir l’Europe  ! Revoir les fondamentaux du fonctionnement de l’Europe et que la France se remette en question et décide ce quelle souhaite sur les usines à réintégrer en France et ce qui est vital pour elle. Aprés la crise plus rien ne peut plus être comme avant.
Accueillir toute la misère du monde ,regarder où çà nous mène .Une charge financière impossible, les Français sont en train de crever ,les retraités sont asphyxiés
les retraites se réduisent comme peau de chagrin , ont a travaillé comme des dingues pour arriver à quoi ? qu’on est obligé de compter ses sous ,que la vie est chère ,que tout flambe ,trop d’impôts et qu’on s’appauvrit à vue d’oeil .sans compter les délinquances , les cambriolages ,l’insécurité qui règne dans notre pays !!! Que du travail sur la planche !!!

Alain Labouyrie 29/03/2020 – 18:08

Henri Guaino fait preuve d’une grande lucidité sur la nature humaine.Il a raison car pour faire des choix il faut accepter de voir ce que l’on voit même si c’est pénible et difficile à accepter.Nos décideurs politiques ont souvent l’objectif de leur réélection ce qui ne donne pas un grande hauteur de vue sur les évènements.

Je pense à l’équipe de Melenchon en particulier. Quant à Madame LE PEN bien sûr on ne l’entend pas beaucoup mais on connaît à l’avance son discours.Qu’elle soit remerciée de ne pas nous polluer tous les jours avec ses mots creux

Edith CLAVELLE 29/03/2020 – 17:42

J’ai toujours trouvé la parole d’Henri GUAINOT mesurée et calme.
Son analyse de la situation me paraît être quelque chose de réfléchi et profond. Je suis fatiguée de tous ces gens avec des certitudes que je trouve au fond assez vulgaires et fatiguée aussi de ses polémiques à tout va contre nos dirigeants.
Je pense à l’équipe de Melenchon en particulier. Quant à Madame LE PEN bien sûr on ne l’entend pas beaucoup mais on connaît à l’avance son discours.Qu’elle soit remerciée de ne pas nous polluer tous les jours avec ses mots creux

Durandal robert 29/03/2020 – 17:23

Pourquoi autant d opposition à  la chloraquine? Est ce que c est pour protéger les intérêts des laboratoires pharmaceutiques ?  Si oui , cela serait criminel.
Qu en pensez vous?

Michel  MASSUS 29/03/2020 – 17:22

Ce que vous appelez la dimension allégorique est pour moi une quasi certitude. Dans l’ Hindouisme existe le DHARMA, les lois intangibles de la Nature;  Lorsque l’on s’en écarte,des forces de rappel se mettent en mouvement provoquant par des moyens qui peuvent être jugés terrible, « une remise en ordre » du système et de l’humanité.
Excellent texte   merci

jean pierre Limoges 29/03/2020 – 17:22

bon courage

Georgina 29/03/2020 – 17:10

Merci Monsieur Guaino
Vos mots sont justes et parfois glaçants
Mais c est a ce prix, celui de l analyse  de l histoire et de la situation sanitaire que nous vivons Que nous pourrons prendre de bonnes mesures.
Prenez soin de vous
Bien cordialement
Georgina Peraldi

Joseph Mellot 29/03/2020 – 17:08

Cela fait du bien d’entendre un homme qui, en dehors du buzz médiatique en boucle, abrutissant et aligné sur la pensée unique soumise au pouvoir, des déclarations hâtives, irresponsables et contradictoires de la plupart des responsables politiques, des guerres intestines indécentes du monde médical, des échanges nauséabonds qui se croisent sur les réseaux sociaux, d’entendre un homme lucide, riche d’une expérience unique lorsque notre pays a été en 2008 plongé dans une crise sans précédent, d’entendre un homme de raison, un sage qui prend le recul nécessaire pour analyser sereinement, de façon contenue mais éclairée, une situation catastrophique.
Henri Guaino fait partie de ces hommes qui représentent le vrai visage de la France, de sa culture, de ses richesses, de ses racines, mais qui ne tombent pas dans l’angélisme stupide et impertinent de toutes celles et ceux qui, pour sauver leur peau et leurs privilèges, dépensent toute leur énergie à faire croire aux français que tout va bien, qu’ils ont la situation en main, alors qu’ils ne gouvernent rien.
Comme après les grandes guerres, et celle-là en est une, inédite, dévastatrice, destructrice, des hommes comme Henri Guaino doivent se lever, comme en son temps l’a fait Charles de Gaulle pour contribuer à sauver notre pays.
S’il faut entrer en résistance, nous devrons le faire, nous le ferons, car nous ne pouvons pas laisser notre pays se faire piller, mutiler, laminer, ruiner, livrer à une mondialisation, à une globalisation aveugle qui, sous prétexte d’un libéralisme sans contrôle, le privent de toute indépendance, lui enlèvent toute souveraineté et l’arrachent à ses racines.

Redon michel 29/03/2020 – 17:08

Brillant discours qui si il ne rassure pas , à au moins le mérite d’être sincère .

simone HERVE 29/03/2020 – 17:03

très intéressant le texte de Monsieur Henri GAINO. et malheureusement très juste.

Jacky Daguin et Christiane Daguin 29/03/2020 – 17:02

Cher Monsieur GAINO.
Nous vous remercions pour l’envoi de vos commentaires.
Nous sommes bien d’accords, notre Pays a été bradé, entreprises anéanties par cette mondialisations sauvage ( heureuse pour certain )
Depuis 40 ans, nous assistons à la descente en enfer de notre beau  et en  sommes désolés !!!!!!!!!
Sommes colonisés de toute part , par toute les couleurs du monde, la France défigurée !!!!!!!!!
Et cette Europe !!!!!!!  sans commentaires
Bien cordialement cher Monsieur GAINO
Christiane et Jacky Daguin

colette cazelles 29/03/2020 – 16:53

Bonjour, merci pour vos commentaires. Le président a proclamé l’état de guerre ,on applique l’état de guerre : confinement dés le premier  cas avéré, réquisitions par les préfets pour tout ce qui concerne la santé , cliniques, hôtels, personnels, fabriques textiles, laboratoires  etc…sous contrôle. Laisser le soin aux armées d’organiser et mettre a disposition leur savoir faire tant sur le plan sanitaire que logistique,  tout cela dés le début de l’épidémie , sans retard ni tergiversation ! c’est mon humble avis bien entendu mais les gens de mon âge ont le souvenir de telle période. Prenez soin de vous.

LANGRAND Rosemonde 29/03/2020 – 16:45

Merci pour cette excellente analyse.
Nous avons malheureusement un Président jeune , idéologue et qui manque d’expérience comme son gouvernement…. je crains que notre Pays ne puisse s’en sortir avec cette équipe…. nous avons besoin d’un leader avec les idées claires…. c’est urgent…

Lysiane Janssens -Bertelet 29/03/2020 – 16:39

Merci pour votre message, cher Monsieur Guaino. J’ai tant souhaité que vous soyez notre président de la République ! Comme nous aurions été mieux préparés à affronter cette épreuve !…Nous appartenons à la même génération, et si nous appartenons aux populations les plus vulnérables ( comme notre ami regretté Patrick Devedjan) c’est à nos enfants et à nos petits enfants que nous pensons lorsque nous appelons à une plus grande conscience morale dans nos décisions politiques. Courage à tous nos amis. Lysiane J-B

Pauline 29/03/2020 – 16:38

Je regretterai toujours le gouvernement Sarkozy et dire qu’on la battu On la battu comme un chien mais lui va sur Vive Au virus je pense qu’il pourra encore défendre les personnes qui resteront sur terre

Pascal Anselme 29/03/2020 – 16:38

Une des meilleures analyse lue sur ce sujet.