Paroles de Compagnons

Dominique Desquins

Haro sur les baudets

La France doit faire face structurellement à un handicap quand on la compare aux autres pointures de l’Union Européenne : sa superficie est deux fois plus importante au regard de sa population. Cette relativement faible densité implique des conséquences qu’il est fondamental de prendre en compte dans ses choix politiques. Pour un territoire donné, à surface égale, et pour un niveau de satisfaction identique, un français devra investir deux fois plus en infrastructures (routes, équipements publics, hôpitaux, etc.) et au moins moitié plus en coût de fonctionnement de l’Etat (nombre de fonctionnaires, entretien des infrastructures, etc.). Il est donc normal qu’une saine politique trouve un compromis acceptable par les citoyens français entre un degré de satisfaction de leurs besoins et le niveau d’imposition qui lui correspond. Ce qui veut dire, de toute façon, qu’il aura une satisfaction un peu plus faible pour des impôts un peu plus élevés qu’un belge ou un allemand dont le pays bénéficie d’une densité de population deux fois plus forte.

La France possède aussi un lourd handicap psychologique qui remonte assez loin dans l’histoire de la Nation : son égalitarisme toujours orienté vers le nivellement par le bas où il s’agit d’abaisser ce qui est élevé quand on pourrait plutôt viser, dans une attitude plus positive, à élever ce qui est bas.

On ne peut donc pas prétendre présider au gouvernement de la France si l’on s’avère incapable de proposer « en même temps » aux français d’une part un compromis acceptable pour eux entre les niveaux de satisfaction et d’imposition et d’autre part un objectif réaliste et rassembleur d’une vie meilleure pour chacun. Tout cela impose un minimum de croissance économique.

C’est bien là que le bât blesse, du moins ceux qui ont un vrai projet politique pour la Nation, autre que durer au pouvoir par réaction au coup par coup, au jour le jour, et par un réseau de communication dans lequel ils finissent par s’empêtrer. Depuis plus de deux décennies la France n’est plus la maîtresse de son destin. Elle décline sous le joug des politiques restrictives menées conjointement par la Commission Européenne et par la Banque Centrale Européenne. Il s’agit du diktat idéologique imposé par un pays toujours hanté par ses égarements (et les nôtres impliqués par le traité de Versailles) qui ont suivi la première guerre mondiale ainsi que par sa volonté de puissance, sans cesse renaissante, qui le conduit à asphyxier les économies de ceux qu’on a peine à croire ses partenaires européens.

Pour circonvenir cet obstacle incontournable, les politiques françaises de relance par subventions ou dégrèvements fiscaux ont toutes lamentablement échoué. Il s’agissait, en dernière analyse, de croire qu’en dépouillant le consommateur on pouvait inciter l’entreprise à produire ce qu’elle ne pourrait plus lui vendre… Comme par ailleurs nos entrepreneurs, globalement et pour privilégier leurs profits immédiats, manquent de dynamisme commercial à l’export et n’investissent pas suffisamment dans la recherche pour conquérir de nouveaux marchés, nos politiques de gribouille ne fonctionnent pas. Les seuls vrais outils dont dispose l’Etat qui, encore une fois, n’est pas l’acteur principal de la croissance, sont la recherche (pas seulement fondamentale), le réseau diplomatico-commercial en support, la stabilité des lois, de la réglementation et de la fiscalité. Reconnaissons que cet Etat et l’UE ont été particulièrement nuls dans ces différents domaines.

La dynamique contestataire initiée par le mouvement des « gilets jaunes » ne s’éteindra certainement pas par les artifices habituels. Ni la démission du Premier Ministre, ni un référendum, ni une dissolution de l’Assemblée Nationale, ni un nouveau « grenelle », ni même la démission du Président de la République ne sauraient y mettre fin. Ce que les français attendent c’est un programme crédible de solutions qui les projette dans un avenir suffisamment proche pour qu’ils puissent y adhérer individuellement. Le seul moyen d’y arriver est de permettre une véritable relance économique qui résoudrait simultanément le chômage, le pouvoir d’achat, la fiscalité et les services publics.

Pour cela, il faut faire sauter les blocages à la relance que constituent les politiques restrictives menées à Bruxelles et à Francfort. De fait, placée sous cet ultimatum, l’Allemagne, puisque c’est d’elle qu’il s’agit de fait, devra choisir entre d’une part la levée de ces politiques, c’est-à-dire : supprimer l’absurde règle budgétaire des 3%, accepter un changement des objectifs de la BCE avec comme priorité la croissance, une application la plus large possible de la subsidiarité et probablement un budget de l’UE qui permette de compenser les déséquilibres structurels entre états membres, ou bien, d’autre part et d’une manière explicite, un “Frexit” !

Or, il se trouve que la France est loin d’être isolée dans cette situation, comme le montrent les élections qui voient les peuples voter pour des politiques que certains dénigrent encore en les traitant de « populistes » ou de « nationalistes ».

Wagdi Sabète

Lettre ouverte au président de la République

Monsieur le Président,

Me permettez-vous d’avoir moins le souci de votre orgueil que celui de la vie de quelques hommes, femmes, enfants et familles (qui ne sont rien) ?

Me permettez-vous aussi d’avoir plus le souci de la Vérité que celui de votre arrogance, de votre fatuité et de vos millionnaires privilégiés (les premiers de cordée qui réussissent) ?

Ils ne valent pas la vie de l’un de ces Français qui souffrent de vos décisions injustes et de vos discours injurieux et con-descendant.

Votre incapacité à remettre en cause votre politique cynique fait honte. Et comme la honte ne vous suffit pas, il faut bien ajouter au cynisme la perfidie.

Quelle tache et quelle boue couvriront votre nom jusqu’a la fin de votre mandat unique et cynique !

Vos nuits seront hantées par les cris des victimes de vos décisions. Celles-ci révèlent une immaturité et une superficialité rarement constatées chez un président de la République française depuis la fin de la 2e guerre mondiale.

Ce que nous subissons aujourd’hui, bien qu’il soit tragique, est révélateur et indissociable de ce que vous êtes.

Mais vous n’avez ni le sens de l’histoire ni la culture et moins encore l’expérience et l’humilité qui vous permettent de vous remettre en question.

Qu’attendez vous ?
Morts et blessés
Pillages et vandalismes
Et vous testez et calculez …

Vous n’avez pas enlevé aux Français seulement quelques sous mais vous leur avez enlevé leur honneur et leur dignité, sachez-le.

C’est cela votre faute politique la plus grave et votre péché originel…C’est précisément cela que l’histoire ne pardonne pas et le citoyen Français que je suis ne vous le pardonne pas non plus.

Irrespect, arrogance, inculture, médiocrité d’un banquier et fatuité d’un adolescent immature, ce sont les qualités les plus ordinaires avec lesquelles vous avez décidé de faire face à cette tempête depuis le 17 novembre 2018

Réveillez vous !

Convertissez vous au peuple français car celui-ci est en train de vomir le monstre élu par défaut et certainement pas par adhésion… vous semblez bien l’avoir oublié.

Vive la France, pauvrement humaine, mais splendidement humaine avec ou sans vous.

 

Ludovic Demathieu

Pacte migratoire de l’ONU : Appel au président de la République de ne pas le signer

Le 10 et 11 décembre, les États membres des Nations unis se rendront à Marrakech pour signer le pacte migratoire proposé par l’ONU, prétendant apporter des réponses à la migration mondiale, les rendant “sûres, ordonnées et régulières”.

De ce fait même, l’intérêt des nations de gérer leur propre immigration ne serait plus d’actualité, chaque État signataire de ce pacte devant se soumettre à cette immigration massive en offrant aux migrants toute l’aide sociale nécessaire. Il s’agit encore d’un effet pervers de la mondialisation sans cœur.

En cas de signature par notre président de ce pacte, comment contrôler les appels d’air générés qui seront de plus en plus puissants ? Comment défendre l’identité culturelle d’une nation et gérer la sécurité d’une population sans assimilation ni solution viable permettant à un étranger de vivre en paix au sein d’un territoire ?

Une vraie politique humaniste serait de permettre aux gens de vivre décemment chez eux en aidant certains pays à se développer.

Beaucoup de nations occidentales refusent de signer ce pacte au nom de leur souveraineté et de la défense de l’intérêt général. Pourtant notre président de la République le soutient. Au risque de mettre en danger l’équilibre de la République et de notre démocratie.

Pascaline Leroy

Les héros des gilets jaunes

Il n’aura pas fallu longtemps aux gilets jaunes pour échapper à l’insulte suprême du populisme. L’argument tant éprouvé du racisme ayant montré ses limites, il fallait une injure au spectre plus large pour qualifier ce mouvement de la colère et du désespoir. Le populisme vient ainsi à point nommé pour constituer le dernier argument de ceux qui osent tout sans avoir le courage de penser et de contribuer à un gouvernement juste.

Pourtant, Rousseau le disait déjà : « L’essentiel est d’être bon aux gens avec qui l’on vit… Défiez-vous des cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux. Tel philosophe aime les Tartares pour être dispensé d’aimer les voisins ». En attendant, ces thuriféraires de l’opinion unique scandent les vertus de la démocratie, du suffrage universel et du verdict imparable du résultat des urnes. Mais qu’en est-il d’une partie du peuple français qui manifeste en ce moment ? Certains d’entre eux ont cru sans doute à la réalisation d’un programme, à l’effectivité des promesses, à la moralisation de la vie politique, à la réduction des inégalités…? Ils ont peut-être compté sur la suppression de la taxe d’habitation sans mesurer les jeux de mots ni les subtils calculs des bénéficiaires éventuels … Ils ont sans nul doute espérer en les vertus et les obligations de la parole donnée. A l’époque, celle-ci était franche et bien fondée, elle se réclamait, entre autres, de Paul Ricoeur et de son concept d’ autorité, de Stéphane Hessel et de son « Indignez-vous ! » pour finir dans la fin souhaitable et irrémédiable, selon elle, de la gauche et de la droite. Qu’en est-il de tout cela ? Au prétexte de l’écologie, on fait subir à certains un tribut fiscal qui diminue drastiquement leur niveau de vie, impôt ou taxe que l’on n’ oserait jamais infliger aux conglomérats qui sont les véritables pollueurs. L’on traite de la moralisation de la vie politique alors que les rémunérations, primes, indemnités, frais de transports des élus sont payés par les impôts du contribuable sans que ces mêmes élus prennent la peine de soutenir ou, à tout le moins, de comprendre et de respecter les cris de leurs électeurs qui n’ont même pas 1000 euros mensuels pour vivre… Et l’on scande les vertus de la République alors que des décrets modifiant les conditions de nominations aux emplois à la discrétion du gouvernement pour placer tel recteur, tel consul… soulèvent des indignations dans les cercles mêmes du « pouvoir »…

Et les gilets jaunes se font, insulte suprême dans ces signes extérieurs de népotisme, taxer de poujadistes et de populistes…

Ainsi, selon un article du Nouvel Observateur : « En attendant, ces révoltés du diesel vomissent les élections, l’État et ceux “d’en haut”. Ce populisme doit être désigné comme tel. Dans la quête d’un chef à poigne, il pourrait bientôt soutenir la comparaison avec ceux qui ont porté Trump, Orban ou Salvini au pouvoir. Le gilet jaune en plus… »

De même, des voies s’élèvent pour suspecter le danger de populisme tels l’écrivain Bernard-Henri-Levy, qui, à l’aide de philosophes classiques et modernes sans hiérarchie ni mesure, expose sa démonstration en déclarant : « Mais quand je les vois casser, bloquer, s’introduire dans une préfecture et songer à la saccager, quand je vois certains d’entre eux insulter celles et ceux dont la tête ne leur revient pas et incendier des voitures comme on le faisait dans les émeutes de novembre 2005, quand je les entends enfin, quand je les entends vraiment, quand j’entends la tonalité nihiliste de certaines de leurs revendications, j’ai les doutes les plus sérieux ».

A cette diatribe, qu’il nous soit permis de répondre : Sont-ce les premières manifestations en France qui suscitent de tels dérapages et de tels drames ?

Fort heureusement, pour la dignité de l’homme, certaines voix se font entendre.

Ainsi, à la dernière intervention de BHL, Michel Onfray répond entre autres, en citant les propres déclarations du même Bernard-Henri Levy dans le Nouvel Observateur :

(BHL dit) :« “J’ai trop de maisons dans le monde”: (Ainsi) Bernard-Henri Lévy se résout à vendre une de ses villas pour 6 millions d’euros. Lisons cet article: “Trop d’argent, pas assez de temps. Bernard-Henri Lévy a confié à Bloomberg dans un article publié ce lundi qu’il était contraint de vendre une de ses villas au Maroc, à Tanger, faute de pouvoir en profiter suffisamment: “Je partage mon temps entre Paris, New York et Marrakech. J’ai trop de maisons dans le monde et hélas, l’année ne dure que 52 semaines”. Prix de la demeure sacrifiée: 6 millions d’euros, en vente sur le site de Christie’s International Real Estate, pour 600 mètres carrés situés “au sommet d’une falaise, face à Gibraltar, au point précis où se côtoient l’Atlantique et la Méditerranée”, affirme BHL, bon vendeur. Bonjour la trace carbone du philosophe ! », conclut Michel Onfray.

De même, à ces insultes de populisme proférés contre les gilets jaunes, on citera bien sûr la noblesse, la pertinence et la valeur d’un ministre, M. Le Drian qui a déclaré “la souffrance [des “gilets jaunes”] qu’il faut entendre, comprendre et respecter”. Cette grogne sociale, a-t-il encore assuré, repose sur “un sentiment selon lequel la transition écologique est payée davantage par certaines catégories sociales” et sur “une forme d’inégalité face à la mobilité”.

Le député Jean Lassalle, en arborant le gilet jaune à l’Assemblée a marqué lui aussi sa digne différence par rapport au conformisme ambiant consistant à aduler le pouvoir en place, quel qu’il soit, plutôt qu’à résister aux lois injustes.

Reste que, les gilets jaunes ne font que manifester contre une injustice. Et l’on notera que sur cette dernière et sur d’autres sujets, les avocats manifestent en ce moment tout comme les juges.

Une magistrate sur l’actuelle réforme de la justice (Le Point, 21/11/2018) a déclaré, entre autres arguments : « À situation égale, nous percevons la moitié de ce que gagnent nos collègues allemands ou anglais, avec des contraintes qui n’existent pas ailleurs ! Il faut savoir qu’une nuit de permanence pour un procureur de la République est payée 46 euros brut (80 euros s’il se déplace) et on se bat pour avoir la possibilité de récupérer le lendemain… Quand j’assure la permanence du juge des libertés et de la détention le samedi et le dimanche, je perçois 40 euros la journée. Des collègues siègent parfois jusqu’à 23 heures ou minuit, sans avoir le temps de manger, alors que la circulaire Lebranchu fixe la limite de six heures d’audience par demi-journée. Les audiences commencées à 14 heures devraient être terminées à 20 heures. Pourquoi déborde-t-on ? ».

Nous savons bien que derrière les chiffres, se révèle une âpre constatation résumée par la magistrate : « On ne demande pas de travailler moins, mais de travailler mieux ! Il y a des choses qui n’ont pas de prix et la justice en est une. Ce n’est pas un produit marketing, c’est un pouvoir régalien ! Cette logique de privatisation de la justice, purement comptable, me paraît dangereuse pour nos concitoyens ».

Beaucoup est dit dans cette phrase car avec et au delà de l’addition, se pose un problème de reconnaissance comme si les pouvoirs en place maitrisaient uniquement la soustraction pour certaines catégories de citoyens.

La justice et les devoirs régaliens avaient du bon, s’ensuivaient généralement quelques héros. Le héros se distinguant du chef en ce qu’il se sacrifie, il apparaît que certains Rois l’ont démontré, certains hommes et femmes aussi.

Les gilets jaunes n’ont donc pas besoin de chef pour prétendre à un populisme qu’ils exècrent, ils ont juste besoin d’une reconnaissance de leurs sacrifices et de représentants pour se faire entendre. Comme ils font de la politique, sans le « pouvoir » de la communication, on ne saurait leur en faire grief. Cela fait bien longtemps que la communication a occulté le sens noble de la politique. L’on espère juste que des sages, à l’image d’un ministre et d’un député, viennent plus nombreux les représenter et rendre justice à leurs revendications.

Katy Boucherit

Réponse à “Ressuscitons les hussards noirs de la République !”

Cher Monsieur,

J’ai une autre piste, mais elle risque de déplaire.

Inciter les élèves au gout de l’effort, de l’exigence pour soi-même peut être important. Quand un devoir est nul, le dire et mettre la note adéquate. Apprendre à lire et ne pas changer de classe jusqu’à ce que la lecture soit acquise.

J’ai enseigné à titre de vacataire dans une université, certes ce n’était pas la matière principale des étudiants et ils n’étaient pas dans les matières fondamentales de l’université. C’était en L2 et j’ai découvert des étudiants avec le niveau Cm2 tout au plus.

C’est terrible, ils sont arrivés là par le laxisme de leurs enseignants (dire que tout est bien alors que c’est faux, et puis conserver des postes, ne pas mettre ces jeunes dans les chiffres du chômage, on s’arrange tant que la situation dure). Le résultat est accablant, c’est un échec cuisant, pour la grande institution qu’était l’université et pour les jeunes confrontés à l’échec.

Toujours le déni, toujours l’égalitarisme au lieu de l’égalité. Et quand on n’est moins armé, on devient violent. Aucune discipline imposée.

J’ai arrêté car je ne voulais pas être complice de cette catastrophe, dire la vérité est une question de respect, y compris de ses élèves.

Certains ont manqué de courage.

Respectueuses salutations.

Ludovic Demathieu

Non à la fusion des communes

Après l’union annoncée de Péré et St Germain de Marencennes, une réunion publique était programmée pour annoncer la fusion des communes de Marennes et Hiers-Brouage (un joyau patrimonial de la Charente-Maritime).

Cette annonce a entraîné des démissions de quelques conseillers municipaux, équivalente à l’exaspération nationale des maires des petites communes.

Si la volonté affichée de la fusion est de faire des économies face à la suppression de la taxe d’habitation, face aux baisses des dotations de l’État et de se doter d’un nouveau poids face à d’autres communes, notamment au sein des intercommunalités, il convient de dénoncer ses fusions pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, pas d’économie réalisée : au-delà de certains seuils démographiques, les communes doivent se doter d’un directeur général, les restructurations de service peuvent amener aussi à embaucher du personnel pour hiérarchiser les équipes, le mobilier, l’immobilier et autres dépenses d’investissement et de fonctionnement sont à prévoir, les indemnités d’élus seront révisées… Nous tenions à raison le même discours avant la mise en place des féodalités représentées par les nouvelles régions.

Ensuite, cela entraîne la perte d’identité d’une commune, qui sera alors considérée, pour la plus petite, comme un quartier. Les services de proximité peuvent être amenés à disparaître pour tout centraliser au sein de la commune principale, et par manque de moyens les infrastructures peuvent alors manquer.

Enfin, ne nous leurrons pas. La volonté de la loi NOTRe, à travers par exemple le transfert de compétences, est de supprimer l’échelon communal pour tout basculer sur les intercommunalités aux tailles inhumaines, contrairement à la volonté de la loi de 1999, qui deviendront des nouvelles communes sans coopération interne.

Nous souhaitons avant tout réhabiliter l’échelon communal, échelon indispensable et nécessaire pour les administrés, où le maire, proche des citoyens, est le dernier lien social, le dernier rempart contre la globalisation (contrairement à un maire inaccessible dans une commune fusionnée). Échelon de proximité permettant de faire vivre nos terroirs et territoires. Mais cela passe par une volonté d’avoir une politique de cohérence territoriale, d’équilibre, d’égalité républicaine, qui relocalise l’économie et qui ne laisse aucune collectivité sur le carreau.

Ludovic Demathieu

Le 17 novembre

Afin de manifester contre la hausse des taxes du carburant et du fioul, plusieurs associations et collectifs ont appelé à des manifestations départementales samedi 17 novembre. 

Comment ne pas comprendre les innombrables citoyens excédés de ce nouvel impôt injuste et injustifié ?

Impôt injuste, car cette hausse de taxes sur l’essence et sur le gasoil touche nos compatriotes ruraux et des villes moyennes bien plus que les citadins des grandes agglomérations. Impôt injuste car les citoyens aux revenus modestes sont bien d’avantage pénalisés que les riches pour qui cette dépense supplémentaire n’est qu’une petite contrariété. 

Malgré la volonté de la Macronie de mentionner que ces mouvements sont initiés par la fachosphère, aucune récupération politique n’est envisageable. Quelques soient leurs opinions c’est bien une majorité de Français qui se sent unie et rassemblée, contre cette volonté politique impopulaire, contre un nouvel impôt indirect, sans but écologique réel, mais dont l’impact sur son pouvoir d’achat est indéniable. Sur un plein de gasoil, 60% du prix est réparti en diverses taxes. 

Bien que l’effet nocif des véhicules diesel sur l’environnement soit connu et reconnu, aucune action politique n’a été mise en oeuvre pour apporter des solutions alternatives à l’énergie fossile : primes de reprise ridicules par rapport au prix des véhicules électriques ou hybrides neufs, autonomie de batterie insuffisante et lieux de recharge insuffisants, pollution équivalente sur la construction des batteries électriques non recyclables, un État soumis aux lobbies des industries pétrolières et qui, en parallèle met en place cette taxe sur le travail et les déplacements, développement du GPL freiné, développement du biocarburant limité avec des impacts sur l’agroalimentaire, absence de politique de reconversion des constructeurs automobiles, solutions de déplacement par train ou bus limitées pour les résidents hors métropole et ruraux…

Le gouvernement taxe donc nos compatriotes, surtout les plus modestes, sans se soucier des conséquences et sans avoir anticipé d’autres solutions. L’occasion est donc belle pour eux de se rassembler et d’aller chercher le Président des riches pour lui faire comprendre qu’ils n’ont à subir pas ce racket fiscal. Jupiter n’aime pas l’histoire de France ? Les Français risquent de lui rappeler pacifiquement qu’il est le Président d’un peuple uni dont le passé a démontré qu’il savait parfois reprendre sa liberté.

… pour ma part, j’en serai.

Jean-François Champollion

Emmanuel Macron, de Jupiter à Néron ?

Après son élection, le président de la République nous a promis une présidence jupitérienne. Après plus d’un an et demi de pratique du pouvoir, Jupiter nous rappelle une autre référence antique, pour le plus grand désarroi des Français…

Dans ses Annales, l’historien romain Tacite montre comment l’image des empereurs romains s’est dégradée sous les Julio-Claudiens au Ier siècle après J-C. Il effectue un long tableau de ces souverains depuis Auguste, le fondateur de la dynastie, qui dispose de toutes les qualités du bon empereur : la vertu, la sagesse et l’honneur. Cependant, ses successeurs dégradent le pouvoir impérial car ils n’ont pas les mêmes talents pour régner. Le dernier d’entre eux, Néron, se montre un despote sanguinaire et mégalomane que Tacite considère comme étant un histrion de ce qu’a été le pouvoir impérial.

Une telle galerie de portraits pourrait être effectuée en ce qui concerne les présidents de la Vème République. Bien que le parallèle entre la cruauté de Néron et la pratique du pouvoir d’Emmanuel Macron n’ait évidemment pas lieu d’être, des points communs apparaissent dans l’incapacité à s’installer dans un costume taillé trop large pour des hommes trop jeunes (17 ans pour Néron lors de son accession à l’Empire, 39 pour le leader d’En Marche).

Néron comme Emmanuel Macron sont à la tête d’un régime politique créé par une grande figure tutélaire, arrivent aux affaires alors que des crises structurelles couvent, ont une tendance à se replier dans leur palais luxueux pour fuir la réalité du monde qui les entoure (la Domus aurea pour l’un, le palais de l’Elysée pour l’autre), renient les hommes qui leur ont mis le pied à l’étrier (Sénèque pour Néron, Gérard Collomb pour Macron) et surtout n’arrivent pas à trouver la bonne distance par rapport aux populations qu’ils gouvernent. Néron se produisait en train de réciter des poèmes ou de jouer de la cithare en public, Emmanuel Macron pose avec les chanteurs travestis lors de la fête de la musique. Néron n’hésitait pas à taper dans le dos des gladiateurs lors des jeux du cirque, Emmanuel Macron fait copain-copain avec les repris de justice de Saint-Martin.

L’un comme l’autre commettent la même erreur fatale : ils réduisent leur image à celle d’une contingence matérielle sans se poser la question de ce qu’ils doivent incarner. Le président de la République oublie ainsi les deux corps du roi qu’avait distingués Ernst Kantorowicz. Selon le grand historien allemand, le pouvoir monarchique se subdivise en deux parties : le corps physique et charnel du roi se double d’un corps beaucoup plus essentiel, celui de la communauté constituée en royaume que le souverain est censé incarner. Ce corps symbolique est immortel et représente la continuité de l’État au-delà de la succession des monarques. Or, la Vème République garde, du moins dans la symbolique, un imaginaire monarchique.

En ternissant son image, ce sont la République, l’État et la Nation qu’Emmanuel Macron abîme. C’est comme si chaque Français était personnellement insulté par la désacralisation de la fonction présidentielle. Cette image du pouvoir ne peut que contribuer au désamour des Français pour une politique mortifère. Elle n’est rien d’autre que la face visible et le signe d’un président qui méprise son peuple. Elle est, contrairement à ce qui est affirmé, la marque éclatante de l’ancien monde, comparable à celui de ces sorbonnards de la fin du Moyen Âge que Rabelais tournait en dérision et remplaçait par des personnages de carnaval car ils étaient complètement déconnectés des réalités de leur époque.

Après l’hyperprésidence de Nicolas Sarkozy et la présidence normale de François Hollande, voici la présidence carnavalesque d’Emmanuel Macron, qui est devenu le maître de Donald Trump en la matière. En effet, il vaut mieux en rire qu’en pleurer. Sauf qu’à la fin c’est la France qui perd… La chute de Néron entraîna la première grande crise de l’Empire romain, les sécessions, les assassinats et les coups d’État se multipliant pendant l’année qui suivit… Qu’est-ce que la chute d’Emmanuel Macron provoquera-t-elle ?

Pierrick Bavouzet, Délégué régional Bretagne

60 ans de la constitution de la Ve République : quoi de neuf depuis De Gaulle ?

Quoi de neuf depuis De Gaulle ?

Voilà bien une excellente question !

Notre Vème République a 60 ans, est-ce vraiment du hasard ou n’est-ce pas l’œuvre de grands penseurs, de grands organisateurs qui ont su créer cette liaison indispensable entre l’ancien régime et la république, évitant une cassure de notre histoire.

60 ans ; Dieu sait si cette Vème République a été malmenée, maltraitée.

N’a-t-on pas voulu faire passer un De Gaulle pour dictateur, alors que ce sont ses détracteurs et ses successeurs qui n’ont cessé de vouloir “améliorer” notre constitution pour l’accommoder à leur sauce ?

Certains veulent même la détruire et en créer une VIème, pour des convenances strictement personnelles et à des fins de conquête du pouvoir.

D’autres, comme aujourd’hui, veulent la réformer en catimini sans même vouloir en demander l’avis au peuple, seul apte à prendre une telle décision.

Alors oui, quoi de neuf après De Gaulle ?

Lui qui a su créer les conditions de la stabilité dans notre pays, lui qui a su faire fonctionner notre pays comme aucun autre depuis n’a su le faire, lui qui a su se retirer de la vie publique alors qu’il n’en était pas obligé, lui qui a été à l’origine d’une Europe des Nations, mais à la fois libres et indépendantes, lui qui a donné un sens au mot indépendance.

Il a fallu qu’elle soit solide, fondée sur des valeurs essentielles pour qu’elle perdure jusqu’à nos jours.

Alors oui, il est aberrant qu’un président veuille s’incliner sur la tombe de Colombey alors même qu’il remet en question le socle de notre Vème république et qu’il est contraire en tous points à ce qu’était le général De Gaulle.

Ces valeurs, Notre France les revendique car elles sont universelles, alors “touche pas à ma constitution” et respecte-la !

Georges Koch, Meudon

Commentaire suite à la publication de l’interview d’Henri Guaino dans Atlantico

Une belle analyse, lucide et tellement réelle…hélas !

Tant il est vrai que la démocratie est en train de se dérober sous nos pieds

Non, cher Henri Guaino, je ne regrette pas d’avoir rejoint « officiellement » Notre France.

Pas par nostalgie. Mais parce que je veux encore croire en la capacité de notre Pays à renaître de tous ces travers.

Mais pour cela, il faut l’aimer. Où sont-elles, ou sont-ils, ces femmes et ces hommes entrés en politique non pas pour défendre leurs intérêts personnels, ou par par « carriérisme », mais pour mettre toute leur intelligence, toutes leurs forces au service de notre beau Pays ?

Pierrick Bavouzet, Délégué Régional Bretagne

Quel est ce nouveau monde que l’on veut nous imposer à tout prix ?

Notre liberté s’effrite de jour en jour, liberté de penser par nous-mêmes, liberté de conscience sans cesse remise en question et culpabilisée, liberté d’action en nous faisant croire que tout est possible, alors que tout devient de plus en plus difficile.

Liberté de pensée. L’école ne favorisant plus l’épanouissement et ne poussant plus l’élève à développer son sens critique, dans le sens positif du terme, l’individu est cloisonné dans une forme de pensée, dans une manière d’être, dans une manière de se comporter. L’éducation parentale étant malade à bien des égards, elle ne favorise plus l’équilibre et le raisonnement par soi-même.

Liberté de conscience. Celle-ci nous est désormais dictée par des modes, par des volontés de minorités influentes, voire des « communautés », qui veulent imposer leurs points de vue à une majorité bien inerte. Et comme si cela ne suffisait pas, elle s’amenuise petit à petit par la contrainte de la loi. La liberté de conscience est celle qui nous laisse le droit de nous exprimer librement, or l’expression devient elle aussi de plus en plus restrictive. Elle devient de plus en plus confinée, canalisée dans une forme de discours stéréotypé, bloquée dans une logique de pensée unique ; faute de quoi l’on devient isolé et peu à peu mis au ban de la société. On devient soit ringard, soit « facho », soit rétrograde et pire encore, nationaliste !

La liberté d’action, qui est l’un des grands principes de notre République, est elle aussi mise à mal, tant les conditions d’action deviennent de plus en plus restrictives. Que ce soit dans nos déplacements, mais encore dans notre désir de créer, de bâtir, d’entreprendre, etc. D’un côté on restreint, et de l’autre, on ouvre les portes à la déloyauté, à l’anarchie sans contrôle ou contre-balancement et j’en passe…

Ainsi, nous sommes conditionnés à longueur de journée à travers de nombreux moyens, que ce soit la musique, le cinéma, la littérature, la politique et surtout les médias en tous genres, qui usent de moyens sournois et où l’intelligence est placée au service de l’argent pour l’argent, pour aboutir au pouvoir absolu défini par la bien-pensance !

Tout cela opère un bien curieux mélange qui n’a qu’un seul but : la manipulation, l’infantilisation, « l’obéissance » … Voilà comment on rend des êtres inaptes à penser par eux-mêmes et comment on leur dicte le sens de leurs vies.

Certains veulent que la France ne devienne qu’une province, une région de l’Europe et voire plus encore, afin d’assouvir des besoins de puissance.

Tout cela créé un volontaire tournis, qui tel une valse fait tourner les têtes et empêche d’avoir une vision claire. Certains veulent nous forcer à devenir ce qu’au fond de nous-mêmes nous ne voulons pas être.

Notre France refuse de se laisser emprisonner dans ce système de pensée et dans cette forme de vision de notre société.

À l’inverse de ceux qui œuvrent de manière souterraine, Notre France préconise la clarté et d’associer les Français aux choix majeurs du devenir du pays, afin que les mots liberté, égalité, fraternité puissent vivre encore longtemps et fassent renaître une véritable Nation.

Rosolino Scordato

Ha Monsieur Guaino, que nous n’ayons pas eu cette chance de pouvoir vous avoir comme Président. Votre sagesse et votre analyse bien pensée de toutes les situations que l’on voit défiler sous nos yeux sans que nous puissions y faire quoi que se soit, vos analyses intelligentes et bien fondées étaient un havre de bonheur, de bien-être. Ha que de regrets que ce système corrompu ne vous ait laissé la possibilité d’être sur cette liste de candidats, vous deviez leurs faire très peur, autrement, pour quelle raison un homme bien, que je crois honnête comme vous, n’aurait pu acquérir ces fatidiques 500 signatures, alors que d’autres, inutiles, clowns de ce système en ont eu la possibilité.

Quelle immense gifle à cette démocratie bien malade, que ce peuple totalement démobilisé laisse mourir sans un réel combat impérativement nécessaire. Si notre démocratie reste entre les mains de ceux qui actuellement font et défont tout ce qui est le cours de notre vie, nous courrons sans aucune déviance vers le pire des chaos, pour ne pas mentionner l’apocalypse. Mais nous le verrons bien, car tant la population terrestre que notre mère nourricière « LA TERRE » ne pourront aller encore de l’avant avec les mêmes critères mis en œuvres depuis tant de décennies. C’est aussi là que nous saurons si l’intelligence est notre ou tout le contraire, et là, Néandertal fera exemple d’encyclopédie savante. 

PRIONS, MOI QUI SUIT POURTANT D’UN ATHÉISME CONVAINCU, CAR EN QUOI POURRAIT-ON CROIRE, APRÈS  CE GIGANTESQUE MONT CULMINANT DE MENSONGES ET D’IGNOMINIES POLITIQUES, RELIGIEUSES ET NE PARLONS PAS DE JUSTICE.

Claude Monnier, Thionville

La France est notre mère patrie, elle est demeurée au fil des siècles notre conscience collective comme une référence positive, nous sommes tous les enfants d’une grande civilisation.

Dans un monde homogène la France rappelle que la culture de chaque pays doit être défendue, parce qu’elle exprime son génie et son identité. Dans un monde qui industrialise les saveurs et l’alimentation, notre France conserve un art de vivre bien plus proche d’une existence humaine. Dans un monde qui se soumet au multiculturalisme et qui radicalise les rapports sociaux à nouveau, notre France chante les vertus d’une laïcité qui émancipe et qui peut contenir les communautarismes.

Notre France, en d’autres mots, incarne une résistance à certaines des tendances les plus toxiques des temps présents, rien de parfait mais résiste au monde qui se défait.

Rien ne doit nous interdire de crier haut et fort VIVE LA FRANCE

Patrick, Paris

A propos du « Putsch de Bruxelles » : un peu de modération !

Arrêtons de transformer Bruxelles en bouc émissaire idéal de la crise identitaire européenne. C’est oublier un peu vite qui se cache derrière Bruxelles : nos propres gouvernants ! Certes la brutalité supranationale des directives européenne semble injuste et contraire à bien des intérêts nationaux mais qui les adopte au terme d’un processus de codécision entre le Conseil et le Parlement européen ? Nos gouvernants ! Même si les règles de vote à la majorité qualifiée avec ses petits arrangements de couloir peuvent les mettre en minorité, il faut cesser de dédouaner un peu trop vite de leurs responsabilités européennes les décideurs nationaux ! Pire dans le cas de l’élargissement à 25, 27 puis à 28, c’est la règle de l’unanimité qui a prévalu rendant toujours possible mais ô combien courageuse, la minorité de blocage par un seul État membre. Or quel beau résultat que cet élargissement prématuré et bâclé qui nous éloigne ostensiblement d’une Europe politique, en ayant « introduit le ver dans le fruit » dont nos amis d’outre-Atlantique se sont frottés les mains !

Au-delà de l’expression tonitruante et réductrice d’une « dictature de Bruxelles », l’absence de transparence dans le fonctionnement institutionnel de l’UE est un vrai obstacle à la démocratie : si le citoyen lambda n’en reconnaît plus la légitimité, c’est qu’on lui dénie le droit de connaître l’exacte motivation de nombre de décisions prises par l’exécutif européen, la Commission, impactant pourtant fortement son quotidien (santé, consommation, agriculture, pêche, concurrence…). Pourquoi tant d’opacité autour des conseils de ministres et du Conseil européen donnant leur accord aux propositions de la Commission ? La vérité dont les décisions européennes sont prises fait-elle peur à ce point ?  D’où toutes les supputations sur leur motivation : intérêt national, lobbies corporatistes, clientélisme, corruption… ?

Henri Guaino a rappelé avec beaucoup de force et de justesse au dernier conseil national des Républicains ce qu’étaient le Gaullisme et les valeurs transcendantes que celui-ci devait inspirer au-delà des partis.

Malheureusement le fonctionnement actuel de l’UE va à l’inverse de l’intérêt général « supérieur » et de la défense de la communauté européenne dans son ensemble et des Etats membres en tant que tels. Mais encore faut-il faut être objectif dans le constat sur cette dérive fonctionnelle avant d’en attribuer la responsabilité à telle ou telle institution de l’Union :

La Commission qui est devenu notre nouveau Léviathan n’a fait que profiter, pour acquérir son omnipotence décisionnelle, du vide sidéral laissé trop souvent par nos responsables nationaux sur la scène européenne (à commencer par la rédaction des traités), trop absorbés par le nombrilisme hexagonal. En outre quand on fait le compte des anciens ministres français nommés commissaires européens ou en passe de l’être on peut se poser quelques questions relatives au mélange des genres et conflits d’intérêt sous-jacents… comme tel ex-président de la Commission roulant désormais pour la banque Goldman Sachs.

Tous cela pour dire en quelques mots que la solution n’est pas de jeter le bébé européen avec l’eau du bain. Quelle que soit l’imperfection des mécanismes institutionnels de l’UE (Traité de Maastricht, Lisbonne ou non), une véritable gouvernance politique avec un grand P au sens gaullien du terme permettrait de réconcilier nos concitoyens avec la construction européenne et de démontrer que le déclin européen n’est pas une fatalité en soi.

Jonathan, Lyon

L’État doit-il être géré comme une entreprise du CAC 40 ?

Ce qui est lassant avec les libéraux-socialos-centristes au pouvoir : leur volonté de placer la notion d’argent au centre de toute préoccupation.

Alors certes, l’État se doit d’avoir un résultat en équilibre, mais de là à être géré comme une entreprise ordinaire, il y a une marge, si j’ose dire…  En effet la gestion de l’État n’est pas soumise aux mêmes obligations, aux mêmes objectifs : celui de dégager du profit à tout va. De plus, entre paresse et rentabilité, il y a un monde d’écart.  

S’il est fort compréhensible que l’on veuille résorber les déficits cumulés durant toutes ces années pour se débarrasser de la dette financière, faut-il pour autant en faire peser tout le poids aux contribuables français ? Faut-il léser toute une génération ?!

Pourquoi n’en recherche-t-on pas l’origine ?

Je ne nie pas que l’État a souvent, du temps des socialistes, été très généreux ; pour autant, si à l’époque cela pouvait passer pour du clientélisme électoral, aujourd’hui il s’agit, dans bien des cas, de nécessité et de solidarité sociale afin de faire face aux difficultés de la vie. Les Français ne peuvent être tenus pour responsables, notamment depuis la mondialisation, et cette fameuse ouverture au libéralisme.

L’État, sous prétexte de décentralisation des pouvoirs, s’est peu à peu déchargé sur les régions, les départements, les communes, sans leur donner pour autant les moyens.

L’État n’ayant pas pour autant réduit « son train de vie », les budgets qui auraient dû être reversés aux collectivités se sont petit à petit réduits comme peau de chagrin.

Ces mêmes collectivités, pour des raisons d’ego, de pouvoir, se sont dotées de moyens qui sont venus encore alourdir la note à payer par le contribuable.

Tous ont oublié la raison pour laquelle leur existence devait se justifier : le service public, le service au public. Sans le peuple, le pouvoir n’est rien !

Il y a peu, je me suis rendu depuis ma belle province à Paris. Les rues de de la capitale sont devenues à peu près dignes de celles du XVIIIème siècle, tant elles sont défoncées, mal entretenues, etc. Mais cela se retrouve malheureusement à l’échelle nationale. Cela démontre la dégradation lente des moyens alloués à nos réseaux.

Gabegie, incompétence, favoritisme, surfacturation, mauvaise gestion, doublon et empilement administratif inutile, lenteur, lourdeur, évasion fiscale, avantages donnés sans contrepartie, etc., etc., voilà entre autres où l’on peut trouver des économies. Nul besoin de sortir de l’ENA pour trouver les défaillances, le simple citoyen, par son bon sens, sait où il faut agir, n’en déplaise à beaucoup !

Petit à petit nous avons fabriqué et favorisé des monstres, des gouffres à dépenses. Il est temps d’y remettre de l’ordre. L’État n’est pas là pour faire de l’argent sur le dos des Français, mais bel et bien pour se placer au service de la Nation et faire en sorte que nos impôts, nos très lourdes charges, soient utilisés à bon escient et au profit des Français, de tous les Français.

Notre France prône une politique fiscale juste, équilibrée, ne tenant pas pour responsables seulement les Français en situation de détresse (nous ne parlons pas de ces minorités de profiteurs qui utilisent les défauts du système et qu’il faut combattre).

Rejoignez-nous, rejoignez Notre France !

Pierrick Bavouzet, Délégué régional Bretagne

La réalité de la vie provinciale

Je réside dans un petit village de 1800 âmes, situé dans un cul-de-sac et coincé d’un côté par la Vilaine, de l’autre les marais de « Guérande » et en façade la grande bleue.

Étant une station balnéaire, la population grimpe durant la période estivale à 25 000 personnes avec des pics allant jusqu’à 40 000.

Tout cela pour dire que nous ne possédons qu’une seule et unique station-service, qui elle-même appartient à l’unique grande surface de la commune. Voilà ce que l’on appelle une situation de quasi-monopole, puisque pour pouvoir se fournir en carburant ailleurs, il faut parcourir un minimum de 15 km.

Aussi, lors des blocages des raffineries, Donges étant la plus proche (env. 43 km), l’incivisme faisant, une meute de camping-caristes se rue sur les pompes à essence, vidant les cuves à une vitesse record. Voilà comment on bloque tout une population résidant à l’année.

Plus encore, bien qu’étant très proche de la raffinerie, la très grande majorité des stations-services appartient aux grandes surfaces, créant par là-même un système anticoncurrentiel pour ne pas dire d’entente commerciale sur les prix, et pas forcément que sur celui de l’essence.

S’il y a bien un produit qui est largement surtaxé, c’est bien celui de la goutte à la pompe.

La notion de service public devrait dans ce domaine se révéler comme étant indispensable, tant l’État en tire profit d’une part, et d’autre part, tant les usagers en ont un besoin indispensable pour leurs déplacements. Je n’évoquerai pas ici l’état pitoyable de notre réseau routier défoncé par les tracteurs et autres poids-lourds qui circulent en très grand nombre et qui rendent nos routes dangereuses.

Voilà la réalité de la province profonde, là où il n’y a pas d’échappatoire possible, pas de train, pas de tram, moins de métro, etc., etc. Alors que nous, les provinciaux, contribuons également au financement de ces équipements.

À l’heure où l’on parle de mobilité, de responsabilisation, où sont les efforts de l’État pour faciliter la vie des Français ?

Quelle est la vision de l’aménagement de notre territoire en rapport avec nos besoins ?

L’État LREM se décharge de sa responsabilité sur les Français en les faisant « cracher au bassinet » coûte que coûte, voilà la manière de gérer les problèmes.

Les experts ont dit que…,  donc, la solution immuable se traduit par : on taxe, on verbalise, on interdit, etc., voilà bien une alternative intelligente !

Quand allons-nous prendre le problème par le bon bout et avoir une réflexion globale sur ce que doit devenir la France de demain ? Il y a tant à faire que nous n’avons plus de temps à perdre par des mesurettes, des rustines inutiles et sans cesse contraignantes (voir le passage à 80 km/h) !

Notre mouvement Notre France, conscient de la priorité du sujet, y travaille au quotidien.

Prenez votre part vous aussi en venant grossir nos rangs et adhérez à notre projet Notre France.

Chantal Oswald, Paris

Le putsch de Bruxelles !

Que penser d’une organisation qui ne respecte pas le résultat des urnes, cela peut s’appeler une DICTATURE je crois ?

Que Bruxelles se méfie, l’Italie n’est pas la Grèce, pays qui, après avoir rejeté par son vote l’austérité imposée par Bruxelles, s’est vu anéanti et dépecé de presque tous ses biens nationaux.

Ce déni de démocratie de Bruxelles n’est pas nouveau, la France et l’Irlande l’ont déjà subi !!!

Le résultat des urnes italiennes fait partie d’un mouvement des peuples qui ne supportent plus d’être dirigés par des technocrates non élus, qui contrairement à ce qui avait été promis les tirent de plus en plus vers le bas. Peuples qui ont l’impression d’être dépossédés de leurs nations, de leurs racines, de leur culture.

L’écart se creuse entre cette Europe libérale et les peuples qui souhaitaient une Europe des nations.

Bruxelles ne s’attendait sûrement pas à ce que M5S et la Ligue aient l’intelligence de s’unir sur un programme commun eurosceptique dont Paolo SAVONA aux finances aurait mis Bruxelles en difficulté, donc Bruxelles fait fis de ces résultats et nomme se propres hommes comme par hasard venant du FMI.

Je souhaite que Giuseppe Conte (M5S) et Matteo Salvini (La Ligue) puissent destituer ce président indigne, aux ordres des agences de notation et des lobbys financiers !!!

Les Italiens n’ont pas apprécié non plus l’ingérence de l’Allemagne et de la France après les résultats de leur élection.

Il sera intéressant de suivre la suite de ce putsch bruxellois et de voir comment les Italiens réagiront.

Paul Zwilling, Marseille

J’entends ce matin Brice Couturier, citant un économiste dont je n’ai pas retenu le nom, dire que l’on n’apprend de ses erreurs qu’à la condition d’en avoir soi-même souffert. Il référait notamment à la crise financière de 2008.

Quand je vois qu’en Italie, le président, sous la pression des marchés financiers et des gouvernements allemand et français, refuse la constitution d’un gouvernement comportant un ministre des finances eurosceptique, accentuant ainsi la crise politique dans son pays, n’est-ce pas là la répétition de la crise grecque, dont seuls les grecs ont souffert ?

Mais nous sommes en Italie, troisième économie européenne. Ce n’est plus la Grèce.

Montée des mouvements populistes dans l’Europe, voire accession au pouvoir en Autriche, Hongrie, République tchèque, Pologne… Bah, c’est chez les autres… En Italie, cette improbable alliance entre populistes au pouvoir inquiète déjà plus. Mais les tenants du pouvoir de l’UE pensent pouvoir soumettre encore. Jusqu’à quand ou quoi ? Même si l’on est pas en accord, et de loin, avec ces mouvements politiques, comment ne pas entendre –  et s’en inquiéter – qu’ils ont été portés au pouvoir par l’expression du peuple ?

En France, les élections passées et ayant porté au pouvoir un président ayant su jouer de circonstances non pas historiques, mais de la déconsidération des partis politiques qui la méritaient bien, on oublie vite :

  • les scores au premier tour des candidats dénonçant peu ou prou (c’est le problème, pas de discours construit) la construction européenne
  • les scores des partis populistes, FN et LFI.

Scores révélant bien la ou les fractures au sein de notre nation. Ces fractures sont toujours présentes.Qui souffre ? Les classes populaires. Qui les représente ?

Les services publics sont inhérents à notre République. C’est un élément essentiel de la fraternité. Que subsiste-t-il encore des mécanismes de péréquation dans les services qui ont été privatisés ?

Les transports sont du ressort de l’État stratège, routes comme réseau ferré ou aérien. Se soumettre à la « concurrence libre et non faussée », c’est se démettre de ses responsabilités. Qu’il puisse y avoir des délégations de service public, tout dépend des termes du contrat.

L’on peut toujours nous rabattre les oreilles avec le fameux TINA, mais qui y croit. Je crains que ce soient ceux qui l’énoncent, enfermés dans une idéologie aveugle.

La question : comment peuvent faire ce qui ne sont pas dupes et qui refusent la soumission à la supranationalité, et qui ne veulent pas céder aux populismes ? Construire une alternative politique n’est pas chose simple et pourtant elle est nécessaire :

  • Renouer avec la nation
  • Rendre ses moyens à un État fort, garant d’une autorité
  • Investir dans une réindustrialisation du pays
  • Retrouver une diplomatie à la hauteur de ce que la France représente pour le monde
  • Se donner les moyens de notre souveraineté en Europe

Le traité de Maastricht a certes été adopté (merci Mitterand, Mélenchon, Laguillier…), mais on ne peut pas dire qu’il ait suscité une forte adhésion. Réécouter le discours de Seguin aujourd’hui montre bien toute sa pertinence d’hier. Le référendum de 2005 est venu confirmer la défiance des Français face aux institutions européennes. Même s’il a été remis en cause, ce vote a empêché l’établissement d’une constitution européenne. La souveraineté populaire ne peut complètement être remise en cause.

Frexit, sortie de l’Euro, politique de la chaise vide, les stratégies divergent et empêchent toute construction d’une alternative. Ne serait-il pas plus pertinent, avant de penser aux moyens, de trouver les points d’entente sur le constat d’une part, la volonté politique d’autre part ?

Le constat : la démission du politique.

La volonté : reconstruire la nation.

Je ne parle pas du clivage droite-gauche, et pour cause : je n’en vois plus les effets.

Le principal clivage est à présent entre républicains et démocrates (libéraux). Ce clivage, il faut l’assumer, notamment dans les alliances possibles.

Je dirais même qu’il est urgent que les républicains l’assument, car la situation peut devenir violente.

Michèle, Strasbourg

Nos gouvernants ne tirent jamais les leçons du passé

A l’heure ou JL Borloo remet un énième « plan de sauvegarde » sur les banlieues (et non pas un projet sur l’aménagement du territoire !), il serait peut-être temps de faire un retour en arrière afin de comprendre ce qui s’est passé pour mieux en tirer les leçons.

Au tout début des années 60, il y avait tant à faire que certains ont cru bon de créer des villes entières. Ces urbanistes diaboliques, avec des idéaux et des concepts farfelus, ont pris la vie des gens en otage, en les entassant dans des cubes inhumains. L’attirance des villes sur les campagnes n’a fait qu’amplifier le problème auquel s’est ajouté peu à peu celui des travailleurs immigrés, et dont la dialectique les a transformés au fil du temps en réfugiés.

Ainsi a-t-on bouté hors de la ville la populace indésirable !

Le constat, nous l’avons sous les yeux.

Bon nombre de ces banlieues sont devenues des ghettos, voir des zones de non droit.

Pourquoi ?

Si, lors de la création de ces banlieues, la population avait essentiellement une origine européenne avec des façons de vivre proche, une culture quasi commune, petit à petit et par le laisser aller politique voulu par une gauche toujours à la recherche de voix et d’électeurs, a encouragé et laissé se développer une immigration de plus en plus galopante qui a provoqué peu à peu une rupture dans les fragiles équilibres de vie en société.

Ainsi, cette nouvelle population, soit à cause du nombre, soit par dominance culturelle, a pris progressivement le pas sur la population d’origine et a fracassé tous les principes de vie en collectivité, à commencer par la vie scolaire avec une école non préparée à recevoir une culture aussi différente que la nôtre, avec un mode de vie, des principes d’éducation aux antipodes de nos standards.

Alors que faut-il faire ?

Imposer la mixité sociale ? Imposer des quotas d’embauche, alors que l’on instauré une philosophie des bas coûts entraînant par la même la course aux bas salaires du fait d’une mondialisation farouche ? Poursuivre l’idée d’une France multiculturelle, multi-communautariste ?

Bien évidemment que non, ces solutions ont déjà toutes été testées et n’ont pas permis d’aboutir à un résultat probant.

Il faut revenir à nos principes premiers, c’est à dire une véritable assimilation, refuser toute forme de communautarisme quels qu’il soit, car il est indispensable de reconstruire une nation

Sans cette acceptation totale et non négociable, notre société éclatera par des divisions multiculturelles insurmontables.

Il est désormais indispensable de réguler les entrées par une « sélection rigoureuse de ceux qui ont une réelle volonté de devenir français et non venir profiter d’un système « meilleur » et qui parfois pour eux est au final décevant.

Régler le problème des banlieues c’est d’abord et avant tout reprendre en main l’autorité de l’État et appliquer ces principes fondateurs.

Le reste n’est que de la gestion c’est à dire des moyens techniques programmés, planifiés dans le temps pour corriger les erreurs du passé.

Quant à la notion d’éducation nationale. On ne peut être opposé à J.M. Blanquer sur ces récentes décisions qui vont dans le bon sens.

Cependant, là encore, combien de Ministres, combien de réformes ont eu lieu, combien ont échoués !

Dans un passé récent que j’ai connu, il n’était pas rare d’être près de 40 élèves par classe, est-ce pour autant qu’ils n’ont pas pu réussir dans leurs vies ? Non.

Le système scolaire à travers un politisation de tous les instants a perdu toutes les valeurs qui faisait que ses instituteurs étaient respectés, voir vénérés tellement cette fonction, ce métier, apportait au pays, le grandissait.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Des professeurs désavoués par leurs élèves, ayant perdu toute forme d’autorité, et dont les compétences peuvent de par ce fait être remises en causes, font de ce système un mode inefficace.

Oui il faudra s’engager à coup sûr sur un chemin plus stable et cela nécessitera de la réflexion et du temps. La précipitation tous azimuts que l’on nous sert actuellement est contre-productive de durabilité et de stabilité, de réalisme et de pragmatisme.

A Notre France, nous travaillons sur toutes ces questions et celles qui y sont liées.

Aidez-nous à construire une France nouvelle en nous rejoignant et en le faisant savoir autour de vous !

Pierrick Bavouzet, Délégué régional Bretagne

Lettre ouverte à tous ceux qui ont porté au pouvoir LREM

Madame, Monsieur,

Voici près d’une année que vous avez glissé votre bulletin dans l’urne en faveur, soit par adhésion, soit par dépit, du candidat Macron et lui avez par la suite accordé une pseudo majorité composite et hétéroclite.

À en croire de récents « sondages », vous seriez satisfaits des décisions prises jusqu’à maintenant.

Est-ce réellement le cas ?

Êtes-vous réellement réjouis de toutes les mesures prises ?

Hausse de la CSG sur la tête des retraités

Hausse des taxes sur le carburant et ses déclinaisons

Hausse du prix du tabac et bientôt une nouvelle taxe sur les mégots !

Hausse du forfait hospitalier

Hausse des tarifs des assurances

Hausse des tarifs des mutuelles de santé

Hausse du prix du gaz

Hausse du prix des amendes à la carte au bon vouloir du Maire

Hausse du prix du contrôle technique

Hausse du prix du timbre

Etc, etc, etc.

Sans compter sur toutes les autres décisions prisent et qui auront un impact direct sur votre porte-monnaie.

Alors NON vous n’avez pas élu le candidat Macron, mais bel et bien le candidat Taxcron.

ET VOUS VOUS DITES SATISFAITS ?

Le pouvoir actuel est prêt à tout pour le garder, on vous a vendu le grand nettoyage de la moralité civique, vous avez, par votre vote, cautionner la mise en place d’un système féodal.

Pour ceux qui n’ont pas cédé aux chants des sirènes et qui je le crois sont majoritaires, quoiqu’on en dise, il est temps de vous éveiller et de venir grossir nos rangs.

Notre France est le seul vrai mouvement au service des Français !

Pierrick Bavouzet, Délégué régional Bretagne

La nouvelle taxe de la semaine : les mégots !

Il est à croire que le mégot devient LE fléau national tant il pollue notre environnement aux dire de nos savants dirigeants.

Est-ce à l’initiative du Ministère de la transition écologique ?

Est-ce dû aux bons offices du Ministère des finances ?

Toujours est-il qu’il va falloir une nouvelle fois ouvrir son portemonnaie pour ce bout filtre.

L’incivilité créé la taxe !

A moins qu’il y ait une volonté nettement moins avouable, celle de vouloir taxer à tout prix !

Par contre, dans notre bonne vieille raffinerie de Donges (site classé Seveso), nous avons eu samedi dernier à faire face à une fuite de gaz répandant son odeur non seulement sur la presqu’île guérandaise, mais aussi tout le sud Bretagne et ressentie jusqu’à Lorient, soit à environ 200 km de là.

Pas un mot dans les journaux télévisés, et surtout pas un mot du Ministère concerné.

L’ami de la nature Nicolas Hulot, préférant sûrement gérer les dossiers de ses petits copains anarcho-verdâtres de NDDL, plutôt que de s’intéresser à cet incident d’ampleur. Rappelons pour information que le TGV passe à l’intérieur même du site et que cela ne dérange personne.

Curieuse façon tout de même de traiter deux problèmes liés à la nature et à l’environnement de manières aussi différentes. L’un, le bout filtre : on taxe. L’autre : le risque d’explosion et les retombés sur la santé de la population, on squeeze !

Et vous qu’en pensez-vous ? Êtes-vous prêts à casser une nouvelle fois votre tirelire ?

Pierrick Bavouzet, Délégué régional Bretagne

Vous avez dit autorité de l’État ?

Qu’en est-il réellement quand on voit la manière dont a été géré le dossier de Notre Dame de Landes !

Rappel

Cela commence par une « promesse » de campagne (il y en a eu tellement…) en affirmant haut et fort que ce dossier irait à terme.

Puis il y a eu le premier épisode, celui du grand écart : avec la « désignation de trois experts » complices qui auraient à eux seuls fait plier notre génie jupitérien de ses convictions premières. De qui se moque-t-on ?

Deuxième épisode, l’ultimatum : La poignée de « zadistes anarcho-verdatres » (env. 200) ayant fait plier l’État LREM en le faisant renoncer à la création d’un outil permettant de développer l’économie pour tout le grand Ouest, l’État somme les occupants, TOUS ILLÉGAUX, qu’ils soient désignés comme étant historiques ou pas, de quitter la zone au plus tard le 30 mars dernier.

Troisième épisode, l’art de faire avaler des couleuvres : la date fatidique étant arrivée à son terme, on allait voir ce que l’on allait voir en mobilisant plus de trois milles gendarmes afin de faire déguerpir une cinquantaine de hors la loi et détruire leurs cabanes. Et là ça bloque ! Pourquoi ?

En fait entre l’autorité affichée et rappelée fermement par la plus haute autorité de l’État elle-même lors d’un « show » télévisé récent et la concrétisation de cette volonté affichée, il y a un monde d’écart.

Notre copain de la nature, Nicolas Hulot, est passé par là pour défendre ses amis et trouver un moyen « propre » de les laisser s’installer sur des lieux qu’ils occupent de manière illégale.

Du jamais vu dans une république qui se veut exemplaire en matière d’application et de respect du droit !

Il ne faut pas confondre autorité de l’État et État autoritaire, l’un applique les moyens démocratiques que lui accorde la constitution, le second en abuse quitte à en modifier les règles pour parvenir à ses fins, c’est le cas de l’État LREM !

Notre France a l’expresse volonté de rétablir l’autorité de l’État, par un État en tout point exemplaire et défini par l’esprit même de notre Vème République originelle.

Pierrick Bavouzet, Délégué régional Bretagne

Privatisation de la SNCF… Françaises, Français, vous allez payer !

Ce matin Bruno Le Maire c’est exprimé sur BFM TV, entre autres sur la dette accumulée de la SNCF.

Ainsi le ministre des finances nous a précisé que celle-ci s’élevait sic : « précisément à 56 milliards d’euros, dont 11 sont d’ores et déjà intégrés dans la dette de l’État, si l’on ajoute l’endettement futur déjà estimé, on arrive à un montant de 50 à 55 milliards d’euros ».

Première remarque : où se trouve l’origine de cette dette ? Qui en porte la responsabilité ?

N’est-elle pas liée aux exigences de l’Europe qui a contraint la France à scinder la partie rail de celle du matériel roulant ?

L’État n’a-t-il pas non plus sa part de responsabilité en acceptant les conditions européennes et aussi en sa qualité de décideur dans la gestion de la SNCF ?

Est-il possible d’imaginer que les « grands patrons » appelés à gérer l’entreprise aient été « légers » dans leurs modes de gestion, (pour ne pas dire plus) ? Ils se sont cependant tous succédé à coups de bonifications lors de leurs départs, voir même ont été promus à d’autres postes ! Est-ce mérité ?

Par ailleurs notre ministre, avec la candeur et la froideur qu’on lui connaît, de nous dire : sic « je défends les contribuables (…) c’est ma préoccupation majeure ».

Nous en prenons acte et effectivement, nous l’avons constaté avec la hausse de la CSG entre autres… ! Et d’ajouter au final : sic « les Français auront à payer cette dette ».

Voilà, l’annonce est faite !

Les Français sont-ils responsables de ce gouffre financier, ou bien comme je l’ai évoqué ci-dessus : l’Europe, l’État, les différents dirigeants de la SNCF ?

Peut-être faudrait-il prendre exemple sur la légion d’honneur retirée à certains et l’appliquer aux gratifications de ceux qui ont permis d’arriver à ce désastre.

La seconde possibilité serait d’en incomber la faute à l’Europe et de lui adresser la note à payer pour cette réforme qui n’a, je le pense, pas fini de dire son dernier mot !

En tout état de cause, Française, Français, préparez-vous à payer.

Merci à l’État LREM, merci à ses députés qui ne sont que de simples exécutants, merci à ceux de LR qui ont approuvé cette réforme.

Il devient clair que l’intérêt des Français n’est pas le centre de vos préoccupations !

Patrick, Paris

Réaction à l’entretien Macron-Bourdin-Plenel

J’ai été très choqué par la désinvolture et l’irrespect des journalistes pour la fonction présidentielle même si les questions étaient opportunes.

Je pense que les deux parties en présence sont complices et ont conclu préalablement un pacte tacite gagnant/gagnant :

Emmanuel Macron a ainsi démontré à ses électeurs qu’il ne fuit pas le ring et qu’il sait rendre les coups, l’illusion étant de croire qu’il perdrait l’avantage du statut de président dans une telle confrontation et qu’il concèderait quoi que ce soit sous la pression médiatique : il a su brouiller les pistes entre la légitimité du combat SNCF sur le statut et la privatisation et l’occupation illégale des zadistes de NDDL.

Bourdin a fait un one man show de “populisme médiatique”, prétendant représenter le peuple mais cachant en vérité un ego surdimensionné qui le fait se considérer au-dessus des politiques !

Edwy Plenel, vieux trotskiste qui prônerait volontiers la “révolution culturelle” à la Mao en France pour aider nos concitoyens à “mieux penser”, a également excellé dans sa contestation de l’autorité de l’État (sur l’occupation des zadistes).

Bref je ne suis pas sûr qu’on ait rendu service à notre démocratie en organisant cet interview sur le ton de l’émission RMC “Les Grandes Gueules” à un moment où le terrorisme impose le respect de l’autorité de l’État (mais pas de l’autoritarisme macronien), et que l’image des services publics (de l’État) en sorte grandie ! Pourquoi ne pas exiger désormais que le président se déplace à vélo ou habite en HLM pour se rapprocher du citoyen lambda ? On est dans la démago la plus complète.

Pierrick Bavouzet, Délégué régional Bretagne

Se prépare-t-on à une troisième guerre mondiale ?

N’étant ni expert, ni même fin analyste de la géopolitique, je réagirai en ma qualité de simple citoyen français tentant de comprendre la folie meurtrière humaine.

Cette nuit, notre président a décidé de lancer des frappes en Syrie, en réponse aux « bombardements chimiques » du régime de Bachar el-Assad sur une partie de sa population.

Comme beaucoup d’entre nous, n’étant pas dans le secret des dieux, il m’est impossible d’avoir une opinion tranchée sur ce sujet. Était-ce justifié ou non, y avait-il un caractère d’urgence ou non, notre pays était-il indirectement menacé ou non, autant de questions qui, à première vue, restent sans réponses.

Premièrement, je me dois d’affirmer haut et fort être pleinement opposé au régime syrien actuel, tant il ne correspond pas aux idées que je me fais de ce que devrait être un État de droit quel qu’il soit.

De manière générale, ce qui me gêne profondément, c’est la manière dont on se justifie de l’emploi des armes. Rappelons-nous des frappes en Irak, le prétexte était la soi-disant détention d’armes nucléaires, chimiques et bactériologiques.

Cette fois-ci, cela concernerait des armes chimiques.

À chaque fois les mêmes méthodes sont employées : on agite les craintes, les peurs, et mieux encore on touche sur la corde sensible de l’émotion des peuples à grand coup de renfort d’images, si nécessaire.

D’ailleurs cette technique n’est pas qu’utilisée qu’en matière guerrière mais également dans d’autres domaines, mais ceci est un autre débat.

Il y a peu encore les conflits portaient sur la notion de la liberté des peuples, est-ce toujours le cas aujourd’hui ?

L’histoire nous a habitué à nos dépends à distinguer le discours, les grandes théories, de l’intention réelle et de sa finalité.

Dans notre histoire récente nous avons dû déjà faire face à ce type de situation, rappelez-vous Yalta et le partage du monde entre deux puissances, les États Unis d’Amérique et la Russie soviétique. Nous en avons vu et subi les conséquences parfois extrêmement désastreuses et dont certaines perdurent encore de nos jours, c’est le cas du Moyen-Orient.

Ainsi, j’ai le sentiment de revoir la « même pièce de théâtre », où seuls les acteurs ont changé, et encore pas tous.

Ma question est donc, quelles sont les véritables raisons de ce conflit, sont-ce d’aider les peupler à recouvrer une liberté via une réelle démocratie, ou sont-ce des intérêts nettement moins « avouables » qui sont d’ordre militaro-économique ?

Nous voyons bien dans ce dossier les principales forces en présences : d’une part la Russie, l’Iran et la Turquie et de l’autre les États-Unis, Israël et l’Arabie saoudite auxquels viennent s’agréger les Britanniques et les Français.

La France, au travers de son président, n’aurait-elle pas eu un plus grand rôle à jouer en étant à l’initiative d’un processus diplomatique énergique et pertinent plutôt que de se laisser s’entraîner militairement dans la roue des États-Unis ?

En conclusion

Il s’agit, à travers ces frappes, au-delà de prétextes humanitaires, de l’intérêt pour chacun de préserver ou de gagner des zones d’influences, d’une part et d’autre part, surtout de préserver et de défendre des intérêts purement économiques (gaz, pétrole, richesse minière). Car il s’agit bien là d’une vraie guerre économique. Est-ce un hasard si le prince Mohammed ben Salmane d’Arabie saoudite a été reçu avec les honneurs par la France il y a quelques jours ?

Il est temps de parler clairement au peuple français en lui donnant les vraies raisons des actes engagés.

Et vous qu’en pensez-vous ? Donnez-nous votre avis.

Anne, Paris

J’appartiens à cette génération insouciante qui ne s’était jamais préoccupée de questions d’identité nationale et qui a été massacrée au Bataclan et sur les terrasses des cafés.

J’ai grandi dans un pays de liberté d’expression et de pensée, un pays où l’on pouvait rire de tout. J’ai connu une France culturelle fraternelle et une société qui ose. Mais depuis quelques années, les polémiques empoisonnent la France et le politiquement correct favorise le retour de toutes les violences et de tous les excès.

Parce que je veux voir de nouveau une France unie, parce qu’il faut combattre la haine, je crois qu’il est nécessaire aujourd’hui de réaffirmer nos principes et nos valeurs et de défendre la culture qui nous rassemble. C’est la raison pour laquelle j’ai adhéré à « Notre France », pour qui « c’est avec la langue, la science, la littérature, l’art, la philosophie que l’on construit l’unité nationale sur une vision commune de la civilisation ».

Je ne veux pas que l’on diabolise le vin, qui fait partie de notre patrimoine (« le vin est ce qu’il y a de plus civilisé au monde », écrivait François Rabelais). En tant que femme, vivant dans le pays d’Olympe de Gouges, de Simone de Beauvoir et de Coco Chanel, je ne veux pas non plus craindre de voir mes droits reculer.

Ma France, c’est aussi bien celle chantée par Jean Ferrat qu’un concert de rock dans une grande salle parisienne. C’est un pays de liberté où l’on n’imagine pas qu’un musée puisse décrocher un tableau parce qu’il représente la nudité. C’est le pays de Voltaire, du champagne et de l’exception culturelle. Ma France, notre France, est comme le monde : « un endroit magnifique pour lequel il vaut la peine de se battre » (Ernest Hemingway).

Pascaline Leroy

Institutions : réforme ou transformation ?

Il est souvent dit que tout est écrit et la réforme des institutions présentée par le Premier ministre le 14 avril 2018 n’y déroge pas.

Le rapport « Refaire la démocratie » présenté par Mrs Claude BARTOLONE et Michel WINOCK en 2015 formulait déjà 17 propositions et notamment la réduction du nombre des parlementaires ainsi que la fusion du Sénat avec le Conseil économique et social.

Le Président de la République, quant à lui, a utilisé à de nombreuses reprises lors de son discours devant le Congrès le 3 juillet 2017 les termes de « transformation » ou de « transformer » (pas moins de 10 occurrences) qui laissaient par là-même augurer une réforme d’envergure.

Aussi, ce concept singulier de réforme s’applique-t-il à chacune des propositions présentées, ou ne convient-il pas mieux d’évoquer pour certaines d’entre elles une transformation des institutions ?

Le Premier ministre s’est voulu rassurant dans sa présentation déclarant vouloir préserver « la philosophie d’ensemble » de la Constitution, car il ne s’agit ” ni de revenir à la Quatrième République ni de passer à la Sixième, il s’agit bien au contraire de revenir aux sources de notre Cinquième République ».

Vaste programme , comme dirait le général de Gaulle sur un autre registre, dans la mesure où les conceptions de ce dernier relativement à l’indépendance nationale se trouvent quelque peu malmenées dans notre contexte institutionnel infiniment plus européen que national.

Le Parlement français fait donc partie des plus grandes attentions au sein de la réforme et il est notamment prévu la réduction du nombre de parlementaires de 30% . L’on sait que comparaison n’est pas raison mais la moyenne européenne est de 1 parlementaire pour 40 000 citoyens alors qu’en France, elle est de 1 représentant pour 70 000 , les assemblées françaises sont donc loin d’être pléthoriques. Si, par ailleurs, certains estiment que cette réduction des parlementaires va générer quelques économies, il semble fort peu probable qu’ une réduction des dépenses accompagne cette réforme.

Dans son rapport public de 2016, le déontologue de l’Assemblée nationale avait en effet relevé que les moyens des parlementaires français étaient objectivement faibles « surtout si on les compare aux indemnités perçues par exemple par les parlementaires européens ». Le rapporteur plaidait alors pour une revalorisation des moyens sans consultation de l’opinion publique puisque « cette question est extrêmement délicate à traiter, dans un contexte économique difficIle, sur fond d’antiparlementarisme naissant ». La baisse quantitative du nombre de parlementaires ne générera donc probablement pas d’économie puisqu’elle sera assortie d’un meilleur traitement pour chacun d’entre eux. Quant au niveau de la représentation nationale, il ne semble pas que les différentes sensibilités politiques, comme les diverses entités locales, puissent être mieux représentées qu’auparavant dans des assemblées plus réduites.

Par ailleurs, certains observateurs avaient émis l’hypothèse que la représentation proportionnelle, telle qu ‘elle avait été proposée par François Mitterrand en 1981, avait conduit à la fracture de la droite en 1986, il n’est donc pas inutile de prévoir ses répercussions en 2018 et d’étudier précisément ses modalités, si ce mode de scrutin était adopté au sein de la vie politique française.

Enfin, la fonction de contrôle du Parlement, de contre-pouvoir face à l’exécutif pourra-t-elle pleinement être assurée avec ces notions de textes « les plus importants », « les plus urgents » bénéficiant d’une inscription prioritaire à l’ordre du jour par le gouvernement ? Le pouvoir exécutif actuel bénéficie déjà d’un traitement préférentiel dans la procédure législative. Il est donc permis de se demander si l’efficacité et la rapidité promises par cette réforme ne s’apparentent pas plus aux techniques du « management » chères aux entreprises qu’à celui d’un Etat.

La monarchie française souhaitait des lecteurs, la République voulait des électeurs, il semble que l’Europe actuelle réclame encore et toujours plus de consommateurs. L’Europe, telle une grande entreprise, requiert l’obéissance d’un Etat membre, quitte à réduire les effectifs et le vote des citoyens n’est plus vraiment la priorité à moins bien sûr qu’il ne soit conforme à la volonté de la Commission européenne.

Diminuer le nombre de représentants au sein d’un Parlement national, lieu d’expression de la volonté générale ,comme encadrer les fonctions législative et de contrôle, contribuent donc à limiter l’opposition et à réduire un contre-pouvoir essentiel. Le bicamérisme a de plus son histoire en France: la première Chambre devait être l’imagination de la République, la seconde sa raison.

Si cette réforme pouvait au moins provoquer un grand débat de nature à distinguer l’intérêt général de l’Etat de l’intérêt économique de l’ entreprise « Europe » et mesurer la nécessité d’un Parlement effectif au lieu et place d’un Parlement Potemkine, les institutions françaises pourraient peut-être retrouver la place et le sens qu’elles méritent…

Pierrick Bavouzet, Délégué régional Bretagne

Décryptage et analyse de l’intervention du président sur TF1

Préambule

Il existe en France, au moins une personne heureuse et satisfaite de la situation actuelle dans notre pays : Notre Président, ou génie jupitérien.

Nous voilà rassurés !

Quel intérêt de monopoliser un journal télévisé populaire, pour d’une part nous rappeler que le président est celui de tous les Français et “en même temps” affirmer : sic « je ne changerai rien à ce que je fais » et d’ajouter encore : sic « je sais où je veux amener le pays ».

Il est bien le seul à le savoir !

Le choix du lieu, ce face-à-face décidé, révèle malgré lui l’attitude du professeur vis-à-vis de l’élève. Cela pourrait se résumer ainsi : « aie confiance », « je détiens la vérité », « tu es là pour apprendre ».

Autant d’images qui démontrent un excès de confiance de soi, voir même d’arrogance quand il a par exemple opposé : sic « la France des villes à la France des champs ». Allant même jusqu’à conseiller aux maires ruraux le principe suivant : « aide-toi, le ciel t’aidera ».

Merci aux retraités

Je ne reviendrai pas sur la manière de considérer les retraités (voir « Retraités vous n’êtes pas des vaches à lait »), là encore la justification de la hausse de la CSG par caste reste fumeuse. Sauf que cette fois-ci elle serait destinée à financer la hausse du minimum vieillesse. Ai-je bien compris ?

Sécurité routière

Juste un mot sur la sécurité routière, louable intention s’il en est, de devoir réduire le nombre de personnes décédées sur nos routes. La réduction à 80 km/h ne serait qu’une mesure provisoire portant sur un test de deux ans ? D’ailleurs pourquoi deux années, pourquoi pas six mois, quelle en est la justification technique ? Et d’ajouter pour mieux faire accepter la mesure, que l’ensemble des contraventions dressées serait orienté au profit des services hospitaliers concernés, dont acte. Bonne manière donc de régler un problème de financement, s’il en est.

Mais puisqu’il s’agit d’une période test, pourquoi infliger des contraventions durant cette période et pourquoi ne pas y substituer des avertissements ? En fait chacun a bien compris le sens de cette politique sécuritaire. Et puis, pourquoi ne pas montrer l’exemple soi-même lors des déplacements ministériels et présidentiels, qui, pour des raisons de sécurité (pas les mêmes) et surtout d’emploi du temps, ne respectent pas les règles cependant applicables à tous ?

Politique de l’emploi

Sur la politique de l’emploi. Qui peut être contre le fait de favoriser le travail en opposition à l’oisiveté ?

De là à montrer du doigt les demandeurs d’emplois et de considérer qu’ils ne feraient pas les efforts nécessaires à un retour à une activité est pour le coup pernicieux pour ne pas dire plus. Cela laisserait à penser qu’un demandeur d’emploi se satisferait de sa condition de chômeur ? Un comble quand on regarde la typologie des demandeurs d’emplois, qui pour l’essentiel sont issus des bas salaires et donc perçoivent des allocations ad hoc. Se pose-t-on la question de qui est pourvoyeur de chômage ? Désolé, mais il faut que le monde de l’entreprise cesse de considérer les salariés comme de vulgaires kleenex. Lorsqu’ils sont en intra ce sont des collaborateurs, lorsqu’ils en sont exclus ce sont de coûteux profiteurs du système.

La formation

Alors on utilise l’argument magique de la formation sous prétexte que les entreprises ne trouveraient pas de salariés correspondants à leur besoin. Soit !

Mais de quoi parle-t-on ? Des jeunes fraîchement sortis de l’école, ceux qui ont été contraints d’en sortir, les salariés licenciés ou remerciés… ?

Si notre monde éducatif est obsolète alors il convient d’y remédier. Si les besoins des entreprises ne sont pas en cohérence avec les programmes de l ‘éducation nationale et consorts, alors il convient là encore d’en apporter les corrections.

Il reste cependant un epsilon non déterminé à établir. Celui des compétences internes nécessaires au bon fonctionnement de l’entreprise.

Dans sa grande majorité, les dirigeants sont dans l’incapacité de définir avec précision les besoins en compétence. Demandez à un patron de lister, à partir d’une feuille blanche, les compétences techniques minimales indispensables à l’exécution du poste « x » à tenir, c’est à dire le savoir-faire. Je doute qu’il soit capable d’y parvenir et encore moins sur ses besoins futurs. N’abordons même pas la notion de savoir-être, c’est-à-dire du comportement, de l’attitude à avoir !

Comment voulez-vous alors parler de recrutement, de formation, de besoins, de savoir-faire transférable, de financements ?

Financement des formations

A ce propos, l’enveloppe destinée à la formation professionnelle est colossale, elle est gérée par des OPCA, il conviendrait mieux de les appeler des OPAQUES tellement la gabegie est importante, avec des financements farfelus et inutiles, sans mesures réelles d’efficacité sur l’amélioration du savoir. Oui il faut former, oui il faut revoir notre système d’instruction, oui il est indispensable d’en revoir le mode de financement et d’attribution.

La baisse des charges

L’éternelle revendication des dirigeants ne porte que sur la baisse des charges. Mais quelles charges ? Les charges salariales, les fixes, les variables, celles d’impositions et autres taxes diverses, etc, etc ? Évidemment le plus facilement identifiable, sont celles des salaires. Elles sont donc les premières visées, sans tenir compte des conséquences en cascade qui s’en suivent. Il faut savoir, que dans l’entreprise, lorsque l’on parle de charge salariale, cela englobe le salaire lui-même, cela correspond à un « poste », une « rubrique » comptable, un coût. Et c’est cet ensemble qui est réduit pour parvenir à réduire à minimum le coût de revient final. C’est l’objet même du libéralisme économique, de la mondialisation, des délocalisations.

Cela se traduit donc par une course effrénée vers le bas de l’échelle des salaires. Le salarié n’est plus considéré comme un être humain à part entière, mais est ramené et comparé à une machine par exemple.

Mais où est donc passée l’idée de « l’entreprise citoyenne » ?

Pourquoi les dirigeants ne réclament-ils pas la baisse des nombreuses autres charges qui pèsent sur l’entreprise et qui sont cependant du ressort de l’État, des collectivités territoriales ?

Participation aux bénéfices

Enfin, il est promis aux entreprises de moins de 250 salariés une absence de taxation sur les dividendes distribués jusqu’à hauteur de 50 % des bénéfices distribuables.

Rappel : la participation est un dispositif obligatoire dans les entreprises de 50 salariés et plus.

Voici son mode calcul : RSP = ½ ( B – 5 % C ) x ( S / VA )

B = est le bénéfice net fiscal

C = représente les capitaux propres

S = symbolise les salaires

VA = signifie valeur ajoutée

Sur le principe de la participation il n’y a pas grand-chose à dire, sauf que lorsque celle-ci a été instaurée à l’initiative de Charles de Gaulle, les techniques managériales n’étaient pas les mêmes.

Malgré le côté obligatoire, cela repose sur le principe que l’entreprise dégage des bénéfices.

Or, aujourd’hui, il est des plus facile pour un dirigeant d’utiliser des moyens comptables et juridiques parfaitement légaux afin d’aboutir à un bénéfice net minimum, voir nul. Essayez de distribuer zéro, vous verrez ce n’est pas facile.

De plus, le financement de cette mesure se ferait de façon directe ou indirecte sur le dos des entreprises.

Cela se traduit donc par : je donne de la main droite et je le reprends de la main gauche !

En conclusion

L’État LREM se veut jeune et moderne, en fait il utilise de très vieilles recettes, usées tellement elles ont été sollicitées.

La seule vraie mesure qui ait pleinement porté ses fruits est celle de ponction nationale.

Le ministère des finances est là-dessus des plus imaginatif.

Tout le reste n’est qu’un vulgaire enrobage en vue de nous faire avaler la pilule.

Merci, merci, merci… Monsieur le Président de tous les Français qui paient !

Chères lectrices, chers lecteurs, vous êtes en droit d’attendre autre chose que du trompe l’œil. Il est temps pour vous de vous exprimer, de faire entendre votre voix. Alors rejoignez ceux qui sont déjà dans la réflexion mais aussi l’action, au sein de Notre France, au service de la France.

Paul Zwilling, Marseille

Défense du service public

Qu’en est-il du compromis républicain ?

A nouveau un conflit dur !

Les gouvernements se suivent et se ressemblent, voulant mettre en application les normes européennes, utilisant les ordonnances pour faire passer des projets de lois qui n’auront ainsi pu faire l’objet de débats argumentés. Nous voyons alors comme conséquence des mouvements sociaux entrainant le blocage de notre économie, plus ou moins importants, selon le pouvoir de « nuisance » des corporations visées.

Le reproche est fait aux syndicats par le gouvernement de politiser le conflit. Comment ne pourrait-il être politique ? Sinon à vouloir nier les clivages existant dans notre société.

La notion de « gauche » apparaît en France le 11 septembre 1789, quand se rangent à gauche de l’hémicycle ceux qui refusent au roi de France un droit de véto absolu aux lois que votera l’assemblée nationale. Ceux qui se rangent à gauche choisissent ainsi la souveraineté du peuple.

Auparavant, le 17 juin 1789, par la dénomination d’« Assemblée Nationale », le peuple souverain est devenu légitime : c’est la reconnaissance qu’en chacun réside la Raison entière, le droit de déterminer la volonté générale.

La Révolution française est en relation avec la philosophie des Lumières, dont je mettrai en exergue le principe suivant : Le progrès scientifique ne peut se faire sans le progrès de l’humanité.

Et s’ensuit la révolution industrielle. Marx pense alors le capitalisme (et il reste toujours le meilleur analyste du capitalisme) et la classe ouvrière comme étant les deux forces révolutionnaires de l’histoire industrielle, se distinguant dans leur rapport à la plus-value (la richesse produite). Pour lui, le rapport contradictoire entre tenants du capital et forces de travail est le moteur du progrès.

L’opposition droite/gauche passe ainsi de la contradiction progrès (la bourgeoisie) / réaction (la noblesse) à celle entre classes exploitées et celles possédant les moyens de production.

Cette notion de classes sociales reste pertinente, même si elle est à actualiser en fonction du capitalisme financier et de la globalisation des échanges.

Entre la matière première et le produit marchand, tout produit doit être manufacturé. Laissons de côté pour l’instant la robotisation : il faut également de la main-d’œuvre pour construire les robots ou créer les systèmes informatiques.

Entre la matière première et le produit marchand, donc, il y a création d’une plus-value : la valeur du produit marchand excède celle de la matière première.

Comment va se partager cette plus-value ? Entre :

La rémunération du travail qu’a nécessité la manufacture, la rémunération du capital/ actions, obligations…

La gauche est censée favoriser la rémunération juste du travail des classes sociales qui produisent par leur travail cette plus-value.

La droite représente ceux qui d’une façon fort logique espèrent tirer un profit du capital qu’ils ont engagé dans les moyens de production avec plus ou moins de risques, ce qui implique plus ou moins de rémunération.

Faisons mention de la classe moyenne : on peut la définir comme la classe qui peut monnayer un capital intellectuel nécessaire à la production, sans pour autant pouvoir acquérir suffisamment de richesses pour faire partie de ceux qui puissent exploiter la force de travail des ouvriers.

Le débat démocratique vise alors à faire aboutir un compromis entre les représentants de ces intérêts contradictoires, afin de permettre le fonctionnement pacifié des institutions républicaines et de leurs outils : impôt et financement des services publics et des pouvoirs régaliens : police, justice, armée, ainsi que la protection sociale, et l’éducation, qui se doit de transmettre les savoirs.

La République, qui ne peut être que sociale, née d’une révolution, nécessite la mise en mouvement permanente de cette confrontation de classes et des compromis nécessaires. Les classes laborieuses doivent ainsi être représentées dans ce débat : c’est le rôle de la gauche. Ou du moins ce devrait l’être.

J’ajouterai que notre République est universaliste : les droits et devoirs sont ceux de l’individu, c’est un héritage du siècle des Lumières : le libéralisme. De ce fait, la République ne reconnait aucun droit à une communauté ou minorité ; la laïcité en est ainsi un principe fondateur.

Cet universalisme est ce qui fait la grandeur de la France et son rayonnement international (bien plus que son cinquième rang économique ou sa puissance nucléaire).

Peut-on imaginer que naisse à nouveau un compromis entre nos forces politiques qui remettent en jeu ces principes fondateurs de la République, qui permette à la France jouer le rôle que le monde attend d’elle ?

Les dernières élections présidentielles ont vu l’éclatement de forces politiques qui, se réclamant qui de la droite, qui de la gauche, ne représentaient plus les catégories sociales qu’elles étaient censées représenter.

A gauche, le Parti Socialiste, depuis des années dominé par l’idéologie de Terra Nova, promouvant une politique libérale et un réformisme sociétal.

A droite, un parti rassemblant en son sein libéraux comme étatistes, sans ligne claire.

Dès lors, il n’y avait plus de possibilité de mouvement inhérent au débat démocratique, et le « ni gauche ni droite » a pu être exploité par divers mouvements populistes.

Emmanuel Macron a su tirer parti de ces éclatements, de la déception des citoyens quant aux institutions (et les partis sont une institution) pour accéder au pouvoir. Cependant, que dire de sa majorité ? LREM n’est pas un parti, ne se revendique d’ailleurs pas comme tel, et l’on n’y voit guère s’y dessiner tant une éducation autre que la communication qu’une démocratie verticale. Peut-on alors espérer une ligne politique claire ? Le président comme le premier ministre se revendique du pragmatisme. Celui-ci ne vaut pas comme orientation, il peut s’inscrire tactiquement dans une orientation politique.

Les mesures prises depuis un an vont en tout cas toutes dans le sens du néo-libéralisme. Dans le sens de la mise en concurrence (libre et non faussée, évidemment…) chère à l’Europe. Et ceci sans débat… et sans personne pour débattre !

L’enjeu actuel de préservation du service public est important, et bien sûr politique. Dans le contexte européen, de la soumission des politiques aux directives européennes, seule une volonté de reprendre en main notre souveraineté permettra d’établir un véritable débat républicain, de réaffirmer la place de l’Etat dans les décisions stratégiques.

Si le politique cède la place aux corps intermédiaires pour défendre le service public, ce sera un échec, pas seulement pour les cheminots, mais aussi pour la nation.

Paule, Bordeaux

Réaction à l’intervention d’Henri Guaino chez Jean-Marc Morandini le 30 mars

 

Monsieur Henri Guaino est comme toujours franc, clair et sans détour. Le directeur de Sud Radio n’a pas l’air de bien savoir ce qu’il veut car Henri Guaino n’avance – que je sache – jamais masqué, et on ne comprend vraiment pas ce que ce monsieur lui reproche. Peut-être d’être un homme libre et fidèle à ses amis ? Mais cela tout le monde le sait. Evidemment – par les temps qui courent – ce n ‘est pas courant.

Pour nos attentes ? Que tous les hommes politiques soucieux du pays, et qui semblent partager les mêmes inquiétudes pour l’avenir des Français, s’unissent.

Je ne vois pas ce qui sépare Henri Guaino, Nicolas Dupont-Aignan et Laurent Wauquiez, mais je m’angoisse de voir le dépeçage méthodique de tout ce qui était la richesse de la France. Alstom, SNCF, énergie, Education nationale, désastre rural. Je suis navrée de voir mes petits-enfants désireux d’aller vivre à l’étranger et leurs parents se sentir obligés de les y encourager. Il semble que la France ne soit plus protégée : c’est Bruxelles qui obéit à Monsanto créant de graves problèmes écologiques à venir. L’obligation vaccinale portant sur 11 vaccins sur des nourrissons se fait sans aucune écoute des médecins qui sont quand même des sommités médicales :

Professeurs Belpomme, Montagnier, Joyeux, que l’on se met maintenant à diffamer. On taxe les classes moyennes : les fameuses classes privilégiées des 30 Glorieuses coupables d’avoir épargné toute leur vie pour laisser un toit à leurs enfants, mais qui ont aussi aidé leurs parents avant d’aider maintenant leurs enfants. Quand il n’y aura plus que des très très riches et des bien pauvres ce sera sans doute parfait ! Si certains hommes politiques avaient un peu de lecture philosophique ils auraient lu dans ARISTOTE qu’une société tient par sa classe moyenne.

Pardon pour ce trop long commentaire mais j’apprécie cet échange et cette ouverture envers le citoyen “lambda”. C’est ce qui se passait déjà à ATHENES ! il est vrai comme le dit Marguerite Yourcenar : “tout a été dit en Grèce”.

Hélène Launay, Paris

Réaction au texte d’Henri Guaino sur sa page facebook du 27 mars suite à l’arrêt de sa chronique sur Sud Radio

Merci pour ce très beau texte qui exprime ce que beaucoup de Français ressentent sans avoir le droit de le dire, puisque les médias sont avides de sensationnel et ne nuancent jamais leurs informations quand des désaccords avec leur version des faits sont exprimés. Leur version reste inchangée et passe en boucle comme s’ils manquaient de mots et d’intelligence. Y aurait-il des “versions type” à faire avaler au grand public ?

Quant à dire que Monsieur Sarkozy est un citoyen comme les autres : NON !!!! Au travers de sa personne c’est la France qu’on assassine, et en plus la façon dont on le traite ne peut que provoquer le mépris de la part de pays étrangers. Une république bananière ?

Pierrick Bavouzet, Délégué régional Bretagne

Décryptage des mots du Premier Ministre, invité de J.J. Bourdin ce matin

 

Rappel bis, la hausse de la CSG (Contribution Sociale Généralisée) est là pour compenser les baisses de charges sociales qui pèsent sur les actifs. Soit.

Petit retour en arrière, je crois me souvenir que cette contribution (géniale) a été instaurée par Michel Rocard en 1991 et avait un double objectif : moins faire peser les charges sociales sur le monde du travail (louable intention, mais déjà…) et équilibrer les comptes de la Sécurité Sociale.

Si ma mémoire est bonne, cette mesure ne devait-elle pas être que provisoire ?

1991-2018 – cela fait désormais 27 ans que ça dure !

Même les plus mauvais analystes seront contraints d’admettre que les actuels retraités ont donc déjà contribué à cet allégement lorsqu’ils étaient actifs.

Alors comme si cela ne suffisait pas, on leur inflige une double peine par une hausse de la CSG en leur qualité « d’inactifs ».

Comment voulez-vous alors que l’impôt soit compris, soit admis. 

On nous promet que cette hausse serait compensée par la suppression de la taxe d’habitation, mais « en même temps » comme cela rentrera dans le cadre d’une réforme complexe avec la mise à plat de fiscalité locale, pour l’heure rien n’est décidé et (sic) ne débouche sur aucune solution.

Rappelez-vous : « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ».

Juste un mot sur les mesures annoncées sur le renforcement des contrôles des chômeurs dans leurs recherches d’emplois.

Tenez-vous c’est du costaud :

On nous explique (Premier Ministre) que sur les 3 400 000 demandeurs d’emplois, 296 000 auraient été contrôlés sur les deux dernières années soit environ 10 % d’entre eux. Que sur ces 10 %, 20 % des contrôles se seraient avérés (sic) « bénéfiques », c’est-à-dire qu’ils auraient permis (sic) de « remobiliser les gens et les réinscrire dans le parcours à l’emploi ». De plus, que 14 % des 10 % auraient été sanctionnés. Oufffff ! C’est pas clair tout ça ?

Comme l’aurait dit Pascal : « les chiffres sont des martyres à qui, sous l’emprise de la barbarie humaine, on fait dire n’importe quoi » !

Donc en clair cela signifie que sur les 296 000 contrôles effectués, en deux ans, soit 148 000 personnes par an, 14 % soit 20 720 personnes auraient réintégré la filière de recherche d’emploi, et que 14 800 demandeurs d’emploi auraient été sanctionnés.

On va donc faire peser un poids supplémentaire sur les épaules des demandeurs d’emploi par des mesures de contrôles qui ne concernent en fait que 0,4 % d’entre eux, bizarre, non ?

C’est ce que l’on appelle une mesure démagogique qui a pour seul objectif de laisser croire qu’un demandeur d’emploi est seul responsable de sa situation. On est en plein délire.

Plus grave encore, on parle de recruter à Pôle emploi pour renforcer lesdits contrôles, c’est inouï et insensé, comme si cela allait régler l’efficacité de Pôle emploi dans sa fonction d’aide au retour au travail. Ça se saurait !

Au lieu de « dégraisser » ou d’améliorer un système qui ne fonctionne pas ou mal, et bien au contraire, on va « l’engraisser » par un recrutement inutile et alourdir un peu encore le déficit budgétaire de l’État LREM !

Anne, Paris

“Encore un nouveau parti ! J’entends déjà les soupirs et les commentaires désabusés. Pour ma part, si j’ai décidé de participer à cette aventure, c’est parce que je n’ai pas encore abdiqué l’ambition de sauver la France de la médiocrité dans laquelle nos élus et la plupart de nos élites la maintiennent depuis trop longtemps à leur profit.

Je rêve d’une France forte et de nouveau souveraine, d’une France qui redevienne le phare du monde, non pour venir y profiter de sa généreuse politique sociale sans contrepartie, mais pour servir d’exemple et de modèle en ce siècle qui commence et qui annonce une nouvelle révolution. Une révolution radicale. Une révolution scientifique et philosophique, industrielle et économique, humaine et morale. A laquelle il va falloir répondre. Non en devenant la proie facile, grâce à une Union européenne asservie, des multinationales américaines ou chinoises soutenues par leurs Etats, ni le territoire de colonisation des masses déshéritées, mais en reprenant notre destin en main, par notre intelligence collective, la richesse de notre patrimoine matériel et immatériel, la force de notre passé, notre volonté d’écrire un avenir à notre nation.

Nous ne représentons plus qu’un faible pourcentage de la population mondiale, alors que nous avons longtemps été le pays le plus peuplé d’Europe. C’est pour cela que nous devons d’autant plus être stratèges, intelligents, penser à long terme, défendre nos valeurs et nos intérêts. Non, tout n’est pas « pareil » ! Non, tout ne se vaut pas ! Nous sommes le fruit d’un long héritage, de grandeurs et de souffrances, d’héroïsmes et de lâchetés, mais surtout de labeur, de goût du travail bien fait, de façonnage d’un territoire et d’une culture à notre image, singuliers, précieux, uniques.

Cette conscience d’être unique ne signifie pas l’enfermement, le protectionnisme, mais  au contraire : Notre France doit de nouveau montrer la voie.”

Philippe, Toulon

La beauté de la France

 

“Notre France est à la fois immense et toute petite. Douce et austère. Métropolitaine et ultramarine. Elle est dans Versailles et dans un chemin creux. Elle est dans la splendeur de Notre Dame de Paris à l’heure poudrée où la Seine devient rose et dans une modeste chapelle romane perchée sur un piton désolé. Elle est dans l’âpreté de la mer d’Iroise quand souffle le suroît et dans la douceur d’un soir méditerranéen tombant sur les îles du Frioul. Elle est dans la main géniale de Camille Claudel comme dans celle, rugueuse, du paysan qui ramasse ses pommes de terre. Elle est à l’île d’Aix alors que Napoléon embarque pour Sainte-Hélène et à l’île de Sein quand ses pêcheurs rejoignent le Général. Elle est à Brest et Nouméa, à Bordeaux et Pointe à Pitre, à Lyon et aux iles éparses…

Hélas elle est aussi au pied des échangeurs couverts de tags, au milieu des tunnels noirâtres, au centre des banlieues désespérantes, à l’orée des zones commerciales en tôle ondulée, sous les tonnes de béton des éoliennes…

Nous voulons rendre sa beauté à notre France. Vous aussi ? Alors rejoignez-nous ! Rejoignez Notre France !”

Guillaume, Paris

Manifeste d’une génération en crise

Je suis d’une génération pour qui les mots  « crise » et « bonheur » sont dévoyés tant leur utilisation paradoxale et complémentaire est permanente.

 

Une génération en crise économique et sociale d’une part, et en crise existentielle et identitaire d’autre part, toutes deux engendrées par le phénomène de globalisation. Je suis d’une génération américanisée à outrance depuis la chute du modèle alternatif constitué par le bloc de l’Est, commencement de « la fin de l’Histoire » des années 90. Soft power actionné, je suis d’une génération obnubilée par les séries & films US, les marques US et la musique US. Ces quatre rouleaux compresseurs, diffusés à coup d’ondes massives, stimulent des effets de mode irrésistibles. Le mode de vie à l’américaine, fait d’individualisme à outrance, a trouvé son écho dans les revendications traditionnelles des français – mise au centre de l’Homme avec l’humanisme, et mise au centre de l’individu-citoyen avec la Révolution et les droits de l’Homme, deux inventions françaises. Ainsi plongée dans ce tourbillon de culture américaine, je suis de la génération pour qui les États-Unis représentent ce nirvana terrestre répondant à tous les désirs du consommateur hédoniste. Cette vision a été d’autant plus idéalisée que je suis de la génération ayant baigné dans une crise dont tous les points de conjonction se trouve être la mondialisation libérale érigeant la guerre économique pour tous mais décidée par une poignée de privilégiés. Le chômage crevant des plafonds, la croissance en berne, le désabusement de la politique concrétisé par une abstention record sont autant de phénomènes indicibles mais prégnants ayant forgé les mentalités. Je suis de la génération dont le premier frisson patriotique a été la victoire de l’Équipe de France en 1998, portée au pinacle par le slogan « Black, blanc, beur », et dont le premier frisson politique a été la qualification au second tour de Jean-Marie Le Pen le 21 avril 2002.

C’est ainsi que je suis de la génération qui s’est jetée à corps perdu dans des substituts libérateurs-destructeurs – drogue, alcool, phénomène de geeks fait d’addiction à internet et/ou aux jeux vidéos – avec comme lieux de pèlerinage Amsterdam. Je suis de la génération qui s’est efforcée de devenir par elle-même flexible et libérale à défaut de voir les structures du marché du travail le devenir.  Une génération qui a subi l’enchaînement de stages sous-payés, le renouvellement sans fin des CDD, l’abaissement à exercer des petits boulots ne correspondant pas du tout aux aspirations qu’elle s’était fixées. Je suis d’une génération qui vit le « rêve américain » en France, sans le savoir, tout en rêvant d’aller aux États-Unis…

Je suis de la génération qui a vu la généralisation des ordinateurs, cultivant ce doux paradoxe : l’isolement entre internautes isolés, confortable matelas à la solitude. Je suis de la génération qui n’a lâché la télévision que pour un autre écran, l’ordinateur, tout en étant rivé sur celui du téléphone. Je suis de la génération qui préfère écrire ces lignes sur un clavier quel qu’il soit plutôt que sur une feuille de papier. Cerné par les écrans, je suis de la génération qui a mal aux yeux et de celle qui n’a pas froid aux yeux dans la gestion de son mode de vie, se dégradant la santé au point d’être sur le point de devenir la première génération à marquer un coup d’arrêt à la hausse continuelle de l’espérance de vie.

Je suis de la génération nourrie dès le plus jeune âge au biberon du féminisme, à l’idéalisation de la femme à travers les Walt Disney, les séries US et les films hollywoodiens. Je suis de la moitié de celle qui a appris à être un gentil garçon, doux et attentionné, sous prétexte de ne pas tout de suite tomber dans le viol et le harcèlement sexuel le plus violent. Je suis de la génération Y et de la banalisation du X, s’étalant sur des affiches publicitaires jusqu’aux clips musicaux les plus vulgaires en passant par les jeux de télé-réalité au fort condensé de débilité, et corrompant ainsi le modèle de femme à laquelle aspire une partie des jeunes générations féminines. Je suis de la génération où le sexe faible, bourré de complexes tant physiques – par rapport aux autres filles – qu’intellectuels – par rapport aux hommes –, se veut meilleur que le sexe fort. Et y parvient finalement, dans tous les domaines exceptés ceux demandant un caractère masculin fortement marqué – sciences, pouvoir financier –, ceux devant lesquels ce conditionnement par la culture s’arrête face à la nature et la biologie.

Je suis de la génération du mélange des genres, de l’indifférenciation des sexes au nom de l’égalité, de l’égalité des droits, en apparence, pour la liberté totale du marché en réalité. Je suis de la génération de l’enfant élevé presque exclusivement par sa mère, de la génération de l’absence du père, de celle pour qui on a vidé de son sens l’institution du mariage tant les divorces se sont propagés dans nombre de familles.

Enfin, je suis de la génération à qui on a appris méthodiquement à ne pas aimer la France. Par un focus sadomasochiste sur les heures les plus sombres de l’Histoire, par un dénigrement systématique de ces heures les plus glorieuses qui devraient faire sentir à chaque français d’où qu’il vienne qu’il appartient à une Histoire passionnante toujours en mouvement et qu’il fait partie d’une des plus vieilles Nations, une Nation qui le dépasse! Au lieu de véhiculer cette instruction saine, je suis de la génération à qui on a imprimé, comme au fer rouge sur un bagnard, les 3 piliers de la honte : l’esclavage, la colonisation, la collaboration. Malgré ce conditionnement – même conditionnement qui a converti les jeunes français à la République à la fin du XIXème siècle au sein de l’école Jules Ferry –, malgré ces effets de mode puissants venant de l’extérieur ou des élites françaises dans une logique de déconstruction nationale, je suis d’une génération qui a su conserver, au cœur de ces tempêtes mondialistes au vent antinational nocif, la flamme, la fierté, l’amour de la France ! Parce que je devais être de la génération qui conclue le nouvel ordre mondial et accepte de fondre la France dans un moule globalisé à la saveur standard et insipide, je serai aussi de celle qui entrevoit l’horreur dans lequel nous précipiteraient ces terribles projets. Je serai de la génération qui mettra un arrêt net à cette lente et inéluctable pente. Je serai de celle qui, parmi tous les drapeaux éparpillés par terre, aussi bien parmi les bannières étoilées américaine et européiste que des étendards locaux régionalistes, choisira le drapeau tricolore.

Parce qu’on lui a bourré le crâne sur la capacité à tracer son propre destin, je suis d’une génération qui ne veut pas se laisser dicter le sien par des gens ne partageant pas cette passion française, qui en a marre des soi-disant experts lui matraquant qu’il n’y a pas « d’autres voies possibles » que celles de l’intégration toujours plus poussée dans ce village global par la suppression des frontières, quelles qu’elles soient.  À la lisière entre deux siècles, deux états d’esprit, deux modes de vie, je suis d’une génération qui devra conjuguer ces deux sources d’influences pour en faire une grande synthèse qui puisse rassembler des générations entremêlées et fractionnées par des fractures toujours plus grandes.”