Pays de la Loire

Délégué départemental Loire-Atlantique

 

Pierrick Bavouzet

courriel : pierrick.bavouzet@notrefrance.fr

téléphone : +33 7 82 26 01 62 | +33 2 99 90 43 24

Notre-Dame-des-Landes

Le dossier NDDL est loin d’être refermé, nous en avons eu l’exemple hier à Nantes.

Tandis que certains prenaient une fois de plus les Nantais en otage, en occupant comme à leur habitude le domaine public, d’autres se rendaient, à l’invitation de Madame la Préfète, à une première réunion (cela veut dire qu’il y en aura d’autres) de « négociation » devant déboucher sur ce que sera l’avenir de la ZAD.

En clair, la politique choisie pour régler ce dossier est le « surtout pas de vagues ». Le Secrétaire d’État à la Transition écologique missionné en personne par Nicolas Hulot avait fait le déplacement à cette occasion (le ministre semble lui peu enclin à mouiller sa chemise, préférant sans doute laisser ses collaborateurs démêler les « queues de singes »).

Que l’on veuille régler un problème dans le calme, en évitant tout affrontement, est une chose.

Que l’État LREM accepte de négocier avec des personnes hors-la-loi en est une autre !

Décidément, la gestion de ce dossier est calamiteuse.

En toute logique, lorsque l’on souhaite expulser des personnes de l’endroit où elles sont, c’est en général parce qu’elles ne respectent pas la LOI, ni le principe de la propriété.

Comme il s’agit en l’occurrence d’occupations illégales. Ces personnes occupent donc des terres qui ne leurs appartiennent pas. La question se pose alors : mais qui les possède ? Est-ce le département, la région, l’État… Vinci ?

Le plan local d’urbanisme (PLU), ayant prévu la création d’une zone aéroportuaire, avait dès 2013 établit un règlement adapté sur les zones visées. Aussi sera-t-il nécessaire d’en faire au minimum une modification afin de les rendre conformes à la nouvelle donne.

En tout état de cause, et afin de régler définitivement ce dossier, des solutions simples existent.

NOS PROPOSITIONS :

Faire appliquer la loi et rendre effective la libération des propriétés occupées.

2° Établir un « cahier des charges » reprenant les règles antérieures à celles actuellement inscrites au PLU (sur les zones concernées), afin de faire face au temps nécessaire à sa mise en conformité.

3° Provoquer la mise en vente aux enchères publiques des terres illégalement occupées, afin de réattribuer de manière légale un titre de propriété en toute transparence.

 

Pierrick Bavouzet

Annonce de suppressions d'emplois chez Airbus

L’aviation s’est inspirée très largement du monde nautique, que ce soit par la terminologie utilisée, que par ses procédures de construction.

Dès lors il n’est pas étonnant qu’Airbus soit présent à Nantes et St Nazaire, précisément là où il existe un savoir-faire naval reconnu dans le monde entier.

L’annonce de suppressions d’emplois chez Airbus est donc particulièrement inquiétante pour le département 44 et plus largement pour l’ensemble du Grand Ouest qui apporte également le talent humain, d’autant que l’avionneur a recours avec excès aux CDD, mais aussi à l’intérim et fait appel à de nombreux sous-traitants, qui tous seraient placés sur la sellette.

Après STX et ses paquebots passés aux mains des financiers italiens avec un avenir indéterminé pour le site de St Nazaire, la démission scandaleuse de l’État dans le dossier de Notre Dame des Landes et la fin voulue du développement du Grand Ouest, c’est désormais au tour d’Airbus, (dont l’État est actionnaire).

Décidément l’État LREM failli, lui qui promettait pourtant monts et merveilles.

Mais au-delà de ce constat, il convient de se poser la question de savoir comment concilier une nécessaire et utile souplesse dans la production selon les fluctuations du marché, et à la fois pérenniser les emplois et créer de la durabilité.

Tel est l’enjeu majeur auquel on doit trouver une réponse qui tient compte du facteur économique et du facteur humain.

Si vous aussi, vous vous sentez concernés par ce sujet important car il s’agit avant tout de nos vies, de l’avenir de nos régions et plus encore celles de nos enfants, alors contactez-nous : 

soit via notrefrance-mouv.fr

ou plus directement par courriel : pierrick.bavouzet@notrefrance-mouv.fr

 

Pierrick Bavouzet

Nantes, ma ville

Qu’est devenue ma belle ville de Nantes ? Là où je suis né, là où j’ai grandi, là où j’ai vécu et travaillé.  

Où est passé ce bien vivre, ce bien-être où l’on pouvait laisser sans crainte sa voiture ouverte stationnée dans la rue sans qu’elle soit volée. Ma ville où chaque commerce portait un nom propre et avait un savoir-faire particulier, on n’allait pas à l’épicerie chercher des bonbons, mais chez Mme Dagorne qui connaissait tous les enfants du quartier, qui souvent faisait crédit à la semaine ou au mois comme beaucoup d’autres commerces, qui avait un rôle « social » dans notre belle ville.

Qu’il était agréable d’aller à l’école et de sentir au vent les effluves des gâteaux fabriqués par la biscuiterie LU et qui permettait d’acquérir pour une poignée de francs un énorme sac des célèbres pailles d’or (les râtés). Ou encore chaque semaine de fleurer la bonne odeur du café grillé des brûleries présentes dans les quartiers.

Que sont devenus nos fleurons locaux, tels que les Cassegrain, les Saupiquet, les Lu, les Dubigeon, les Decré, les Boeffard, les Brunner, les Drouin, les Batignoles, les Ménager, les Cormerais… (pardon pour les autres mais la liste est trop longue) autant de noms qui ont fait de Nantes une ville rayonnante, accueillante, dynamique. Oui à cette époque, notre ville était encore une métropole qui savait par la spécificité des entreprises existantes attirer les clients, qu’ils soient de Vendée, des Deux-Sèvres, d’Anjou, comme de Bretagne, Lorient, Vannes, Brest etc. 

Nous avions une industrie puissante et conquérante avec entre autres nos chantiers navals et surtout nos commerces issus d’une longue tradition. Certains ne réduiront l’histoire de Nantes et de son négoce qu’à celui des négriers (merci M. Ayrault), c’est aller un peu vite en besogne et surtout irrespectueux de la longue tradition d’échange de la ville. C’est oublier l’accueil fait aux Espagnols, aux Italiens, aux Portugais dès le XVIème siècle et à nos amis belges plus tard. C’est omettre que les Hollandais ont marqués de leur empreinte l’histoire du commerce de notre ville à partir du XVIIème siècle par leur présence au quotidien. Qui aujourd’hui s’en souvient ? Tous se sont parfaitement fondus dans cette société nantaise apportant avec eux leurs savoir-faire.

Oui Nantes était alors une métropole internationale. Nos plus belles architectures, les grands tracés ont tous été réalisés à cette époque. La ville en expansion avait un côté visionnaire, savait se projeter dans son avenir.

Aujourd’hui, que reste-il de ce passé glorieux, un tramway (qui va d’un Leclerc à un autre Leclerc, où est l’erreur…) qui traverse la ville et sépare un peu plus le quartier Decré traditionnellement plus populaire du quartier « haut » réputé pour ses commerces de luxes ? D’ailleurs qui sont-ils désormais ? Des franchises sans âmes où le gérant est à la merci de sa « marque ». Ils sont passés de commerçants indépendants à quasi salariés de leur enseigne. Fini les artisans commerçants, ceux qui savaient choisir leurs produits, savaient de quoi ils étaient composés, savaient où et comment ils étaient fabriqués, savaient donner de la valeur ajoutée par leur savoir-faire. Fini nos conserveries. Fini nos célèbres chantiers qui ont conçus et réalisés le France et par la suite tous ces célèbres paquebots synonymes de prouesses techniques et technologiques (STX passé aux mains des financiers Italiens) ainsi que tous les métiers et entreprises qui gravitaient autour. Fini nos célèbres écoles (pensionnats) si spécifiques et qui faisaient qu’il était possible dans la rue de savoir, pour les garçons, si l’on fréquentait les bancs du Loquidy, de St Stanislas, des Enfants Nantais, de Clémenceau… uniquement pas sa posture, et pour les filles : Chavagne, Blanche de Castille, Guist’hau, la Perverie etc. La mixité est passée par là.

Nantes est devenue fade, sans odeurs, ni saveurs.

Sa périphérie l’étouffe, la sclérose par une ceinture de centres commerciaux qui sont de véritables machines à consommer. Souvenez-vous, la première grande surface a été créée à Nantes fin des années 60 ! Désormais, toutes les enseignes y sont présentes, que vous soyez au Nord, au Sud, à l’Ouest ou à l’Est et même au centre-ville, vous retrouvez les mêmes commerces avec les mêmes concepts, le même discours. Comment alors attirer les clients autrement que par l’image et le prix ? On vend, du vent !

Comment se différencier encore des villes voisines, celles qui venaient se fournir à Nantes, puisqu’elles aussi possèdent désormais ces mêmes centres, ces mêmes commerces ! Qui sont ces urbanistes miteux qui ont privilégié le mètre carré bâti à celui du bien-être, qui ont rendu la vie difficile à vivre, qui ont conçus des concepts idiots telle que la mixité sociale comme s’il en fallait un pour l’obtenir !

Alors oui je suis nostalgique du passé brillant de ma ville, des Nantais qui, dès qu’il pleuvait, sortaient faire les boutiques. De son commerce qui ne laissait pas indifférent, de ses chantiers qui faisaient la fierté de ceux qui y travaillaient, de ses conserveries qui prolongeaient la vie des produits issus du maraîchage et de la pêche, du paysan qui amenait ses produits et qui les vendait directement sur le marché Talensac.

Je suis triste de voir ma ville se dépérir. Jean-Marc Ayrault peut se vanter d’être le concepteur du slogan Made in Nantes, comme celui plus tard du Made in France, mais ce ne sont que des mots. Il peut aussi se targuer d’avoir été à l’avant-garde de la ville sans voitures, concept retenu par Mme Hidalgo, on en voit aujourd’hui les effets dévastateurs tant économiques qu’« écologiques ».

Quelle est donc cette manière de gouverner où l’on décide tout de go sans avoir réfléchi au préalable aux conséquences et aux solutions de substitution possibles ?

Que dire encore sur ce manque de créativité, de vision à long terme du développement de sa ville et bien au-delà de son pays.

Alors j’envie l’intelligence de nos aïeux qui avaient su avec brio anticiper les évolutions de leur époque (et Dieu sait s’il y en a eu entre le XVIème et la fin du XIXème siècle).

Enfin, s’il m’était permis de rêver et d’emprunter la baguette magique d’une gentille fée, j’aimerais effacer toutes les erreurs commises durant ces 40 dernières années et reprendre le chemin que nous avaient tracés nos parents. J’aimerais favoriser l’intelligence et la créativité à l’argent facile, l’argent mensonge. J’aimerais, non pas chercher à laisser mon empreinte personnelle à tout prix, mais plutôt celle d’une réussite commune, celle du bien vivre ensemble.

J’espère que ce rêve un jour se transformera en réalité pour retrouver ma ville et plus encore Notre France.

 

Pierrick Bavouzet